Face à face |
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| Ave Poncius Pilatus, gouverneur de Judée, Moi, Nathalie des hauts de Gaules, aimerais te poser une question que j'aurais aimé d'ailleurs poser à Hérode, mais il n'a pas laissé d'adresse. Tu as eu, au cours des nombreux jugements que tu as dû rendre, la possibilité de rencontrer Rabbi Yeshoua, à peu près 36 ou 38 ans. Tous les Juifs (enfin presque tous) l'accusaient de blasphème et, privés du droit de condamnation à mort, te l'avaient remis afin que tu prononces la condamnation qu'ils attendaient. J'aimerais savoir, comment il t'est apparu alors, au regard: faible, mal assuré, tremblant... ou noble, ferme, le regard droit, mais soumis... Je devine les charges lourdes qui t'incombent. Je te prie donc de m'excuser, car je présume que je ne suis pas la seule à te poser ce genre de question. Cependant, j'aimerais que tu rassembles tes souvenirs et que tu te rappelles de l'impression première que tu as eue à sa vue. Ave, Nathalie des hauts de Gaules |
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| Ave Nathalie, Les inscriptions sur la tablette de cire que l'on m'a transmises étaient un peu brouillées. On me pose souvent la question sur un Jésus (Ieshoua) en particulier, dont je n'ai pas plus de souvenance que de tous les autres. Celui qui m'a le plus impressionné était ce Jésus Barrabas. Il était fier et impérieux. Ses suivants étaient fanatiques. Devoir libérer un tel homme m'a coûté. Il a fallu le faire suivre par des espions pendant longtemps avant de l'éliminer. La plupart des vagabonds que je dois condamner sont de peu d'envergure. Ils ne laissent pas d'impression durable dans mon esprit. Mercure fasse que ce courrier te parvienne en bon état! Ave! Pontius Pilatus, Praefector Iudaeae |