Sylvie
écrit à

Philippe IV le Bel
| Monseigneur roy Philippe dit le bel, J'ai longuement hésité, monseigneur, à venir à vous, vos actions et celles de vos enfants nous ayant plongés dans l'obscurité et cela pendant fort longtemps et je ne voyais vraiment pas ce qui aurait pu vous rendre grâce à mes yeux. Surtout que certaines de vos réponses touchaient et relataient le triste épisode de vos brus et de votre jugement. Là, j'avoue qu'à mes crochets perlait du fiel que je prenais déjà plaisir à vous distiller au sujet de votre chère fille, rabaissant ainsi votre caquet, fût-il même royal! Et puis, lors d'une de vos réponses vous m'avez séduite en tout bien tout honneur. Vous y relatiez vos lectures lorsque vous étiez enfant et là je m'aperçus que nous avions un intérêt commun pour le cycle arthurien et l'un de nos grands auteur de roman médiéval, Chrétien de Troyes. Monseigneur, vu que vous avez enfin trouvé «grâce» à mes yeux, j'ai ravalé fiel et crochets; mes questions ne seront donc que littéraires. J'aurais aimé savoir: lequel des romans de Chrétien de Troyes, vous a plu? Avez-vous apprécié «Érec et Énide», «Yvain» (ou «Le chevalier au lion»), «Lancelot» («Le chevalier à la charrette») ou «Perceval» («Le conte du Graal»)? Puis-je encore vous poser une dernière question? Avez-vous le temps de lire là où vous résidez actuellement et si oui, sur quel ouvrage avez-vous porté votre intérêt? Je vais laisser là ma missive et je ne peux donc à cet instant espérer vous lire. Sylvie (duché de Bourgogne). |