Arthur de Périgord
écrit à

Philippe IV le Bel
| Votre Majesté, Je vous prie tout d'abord d'accepter mes hommages. J'aimerais savoir si vous avez eu des remords après avoir brûlé les Templiers. Craignez-vous la fameuse malédiction lancée par le Grand Maître de l'ordre? De plus, j'aimerais savoir quelle était la nature de vos relations avec Mahaut d'Artois et son neveu Robert d'Artois et quelle était votre opinion dans le conflit qui les opposait quant à la succession de l'Artois. Que Dieu vous protège. Arthur de Périgord Sieur Arthur, Notre justice a été rendue, et bien rendue quant au sort des dignitaires Templiers. Les mots du Grand Maître ne sont malédiction que pour les crédules, ou ceux que cela arrange par intérêt. Ainsi, la main de Dieu frappe d'autant plus fort qu'elle est aidée par celle de l'homme, et nous savons de source sûre que Clément V fut bien enherbé, nous supposons par une conspiration d'anciens Templiers... La comtesse Mahaut, pair de France, nous soutint indéfectiblement dans les moments difficiles, comme à la mort de la reine. En outre, les coutumes d'Artois sont pour elle, n'excluant pas les femmes de la succession. Encore une fois notre arbitrage, inspiré par Dieu, fut bien rendu à ce sujet. L'impétueux Robert ne rentra dans nos grâces qu'en 1314, après avoir fait lumière, non sans espoir de récupérer le riche comté d'Artois quant à la trahison conjugale de nos brus, dont deux des trois furent filles de Mahaut. Bien que cela nous coûtât, nous dûmes écarter cette dernière de notre présence car elle est responsable de ses filles, qui ont bafoué l'honneur des nôtres, et il leur en a coûté aussi. L'une croupit à Dourdan, les autres à Château-Gaillard. Pour autant, et bien que nous aimions son père mort à Courtrai en 1302, l'Artois ne fut pas octroyé à Robert et ne le sera, sous notre règne, jamais. Cher nobliau, le Roi vous salue. Philippus IV, rex DG. |