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Je vous salue, Sire.
Permettez-moi de vous dire, grand «roi de
fer», que vous me fascinez: votre personnalité, votre politique et
enfin la malédiction qui s'abattit sur votre descendance…
Je
voudrais toutefois savoir si vous n'avez pas commis une faute en
cherchant à nuire au pape Boniface VIII: l'attentat d'Anagni ne
serait-il pas la cause principale de vos malheurs, la raison qui priva
votre descendance directe du règne? En voulant spolier les biens du
Clergé pour combler le trésor royal, n’avez-vous pas laissé vos hommes
de main -notamment Guillaume de Nogaret et Pierre de la Flotte-
commettre les pires forfaits? En apprenant votre décision de confisquer
les biens du Clergé, le pape Boniface VIII vous a en effet envoyé une
missive intitulée «Ausculta Filli», rédigée sur le ton de la douceur
paternelle, afin de vous faire revenir à la raison. Or, cette lettre a
été falsifiée par Pierre de la Flotte, qui a ainsi choisi de vous
montrer un message dans lequel le pape, vous accusant ouvertement
d'hérésie, vous menace de vous déchoir du pontificat. Pensez-vous,
Sire, que vous étiez entouré d’hommes peu recommandables et
malhonnêtes, qui vous ont trompé?
Dans l'attente de votre réponse, je vous salue, Majesté.
Mademoiselle Barth, votre admiratrice. |