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Guillaume de Brancourt-Mercatel
écrit à

Isabelle d'Orléans Bragance


Aîné des Capétiens


    Madame,

Je vous remercie de votre précédente réponse; toutefois je ne désirais pas savoir qui était l'aîné des Capétiens successible au trône de France (qui est peut-être votre fils, le comte de Paris) mais bien qui était l'aîné des Capétiens en général, fût-il illégitime.

Je sais qu'il existe la branche des Bourbon-Busset et des descendants d'un bâtard de Jean sans Peur... Pouvez-vous m'éclairer sur ce point?

D'autre part, vous dites que les renonciations du grand-père de votre gendre au trône des Deux-Siciles sont devenues caduques après son mariage avec une infante d'Espagne. Pourquoi?

Dans ce cas, ne pensez-vous pas que les renonciations de Philippe d'Anjou au trône de France faites à Ultrecht pour lui et sa descendance sont aussi caduques, et que le seul roi de France est donc Louis XX?

En vous remerciant d'avance, je vous prie d'agréer, madame, mes plus respectueuses salutations.

Guillaume de Brancourt-Mercatel, véritable descendant de Philippe III de Bourgogne.

Monsieur,

Il est effectivement avéré que la branche, illégitime, de nos cousins Bourbon-Busset peut être considérée comme branche aînée des Bourbons. Toutefois, du fait même de la condition ecclésiastique de Charles Ier de Bourbon, prince-évêque de Liège, fondateur de cette lignée, et également du fait que son éventuelle union avec Agnès de Busset ne puisse être qualifiée de mariage, cette famille ne peut -et ne l’a d’ailleurs jamais fait- prétendre au trône de France.

La renonciation du prince Carlo des Deux-Siciles est évidement devenue caduque de par son veuvage et non de par son mariage, puisque le roi d’Espagne la lui avait demandée afin d’épouser l’infante Maria.

Enfin -et je ne jouerais pas les professeurs d’Histoire- le traité d’Utrecht, ratifié par la France, la Grande-Bretagne et L’Espagne, implique la renonciation du duc d’Anjou et de tous ses descendants à toute prétention au trône de France, afin de pouvoir régner sur l'Espagne.

Il n’est donc nul besoin de revenir sur ce fait historique… n'en déplaise à certains.

Très sincèrement,

Isabelle,

Comtesse de Paris
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