Marion
écrit à

Jackie Onassis
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Bonjour, Chère Marion, Votre lettre m'a projetée dans le passé: je me remémore encore le visage de mon défunt beau-frère Bobby -quel homme formidable- lâchement abattu! Lorsque je partageais la vie de John, il fut présent dans tous les grands moments de mon existence; après mes fausses couches, pour l’organisation des obsèques… il fut mon confident le plus fidèle et le plus proche. Pourquoi? Lui seul mieux que quiconque connaissait John; avec lui, je me sentais en sécurité et pouvais parler en toute confiance. Je me sentais comprise. Lorsqu'on devient une personne publique, il faut accepter la loi de la rumeur -ou du moins faire avec. Elle ne m'a pas atteinte car mes rapports avec Bobby ont toujours été francs, honnêtes et platoniques. Cet homme était un roc; j'ai toujours pu m'appuyer sur lui en toutes circonstances -jusqu'à sa mort brutale. Il me manque, il était un soutien important, je ne le cache pas. Il m'a permis de ne pas sombrer à la mort de mon époux et tous deux partagions notre désespoir, nous nous comprenions. Il était un ami, un frère. Marion, je vous remercie du témoignage d'affection que vous m'avez témoigné. Prenez bien soin de vous. J.O. |