Beatriz Sorel
écrit à

   


Jacques Offenbach

   


«la belle Hélène»
 

    Monsieur Offenbach,

N'êtes-vous pas surpris d'apprendre qu'une de vos operettes («La belle Hélène») est à l'affiche d'un theatre à Buenos Aires, si loin de Paris?

Merci de votre attention.

Cordialement,

Beatriz.

Paris, le 8 janvier 1880
 
Chère madame,
 
Je suis plutôt heureux de voir que mon œuvre voyage ainsi. Est-elle représentée dans la langue du pays, au moins? Je pense qu'il est nécessaire qu'une adaptation de langue soit faite lorsqu'une pièce est jouée à l'étranger. Par exemple, mes opéras sont toujours traduits en allemand lorsqu'ils sont créés à Vienne.
 
Irez-vous voir mon opéra dans ce théâtre?
 
Votre vieux Jacques du vieux monde.