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Éric Lapointe |
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Philosopher à coups de marteau |
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| Cher M. Nietzsche, Je suis très enchanté d'écrire à un penseur aussi joyeux que vous. En lisant votre oeuvre, je me suis demandé si le marteau avec lequel vous philosophiez servait à détruire ou à construire. À détruire quoi? Ou à construire quoi? Salutations, Éric Lapointe Cher Monsieur Lapointe, Bonjour, M. Nietzsche, Je crois comprendre, d'après votre réponse, que le marteau est en fait la sensibilité qui nous permet d'évaluer ce qu'ont de réel nos idées. Vous dites: «questionner à coup de marteau...», comme si le questionnement était une façon de sentir le monde de la pensée. Vous nommez même la jouissance de cette sensation que d'avoir, pour les choses de la pensée, des oreilles ou un nez. Ces pensées m'inspirent une question que j'aimerais bien vous poser: Qu'est-ce qui permet à l'homme d'enrichir la sensibilité son coeur? Bien à vous, Éric Lapoite Monsieur Lapointe, La sensibilité est la faiblesse du coeur. Tout ce qui est faible et a besoin de secours parle au coeur. C'est ce qui a amené l'habitude de désigner, par des amoindrissements et des affaiblissements dans l'expression, tout ce qui parle à notre coeur - donc, de le rendre faible et pitoyable, pour notre sentiment. Il vaut mieux développer son oreille. Bien à vous. F. Nietzsche |
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