Nietzsche Précurseur de la Science |
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Salut mon très cher ami, Comment des études de philologie vous ont-ils mené à «La Naissance de la Tragédie» et par la suite, plus tard, à des ouvrages beaucoup plus élaborés sur la notion du Surhomme, sur les principes de la Volonté de L'Être et votre Antéchristianisme? Quant à votre dernière oeuvre controversée, «La Volonté de Puissance», quelle est cette pitrerie complotiste surévaluée? Qu'en croyez-vous? Dernière petite question. Vous qui vivez à travers le temps, si vous avez eu la chance de toucher l'oeuvre de Carlos Castaneda, «Histoire de Pouvoir», qu'en croyez-vous? Cordialement vôtre, Votre ami, Math Candouidus |
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Cher Monsieur,
Les études de philologie m'ont tout naturellement
mené à étudier les civilisations fondatrices de la nôtre,
et les langues fondatrices de nos langues européennes. C'est en étudiant
la Grèce antique que j'ai découvert l'incompréhension totale
des penseurs modernes à propos de la Grèce antique. En approchant le
sentiment du tragique grec, j'ai découvert l'intérêt de Dionysos,
et du tragique, ce qui m'a conduit à développer une philosophie de
l'existence fondée sur l'essence du tragique.
Je n'ai écrit aucun livre intitulé «La
Volonté de puissance», même si je traite ce concept dans d'autres
ouvrages.
Non, je n'ai jamais entendu parler de Castaneda. Voulez-vous
m'en dire plus?
Bien à vous F. Nietzsche |
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Bonjour cher Friedrich W. Nietzsche,
Pour quelques informations sur Castaneda... Bon par où devrais-je commencer? Castaneda est un Américain de souche indienne et latine (argentine si je ne m'abuse). Il a étudié en anthropologie à l'université de Californie. L'anthropologie est l'une des sciences occidentales pour laquelle j'ai encore beaucoup de respect. La volonté de comprendre un phénomène social et d'en faire une thèse explication la plus juste possible me semble celle qui ait le plus d'intérêt... Non comme la sociologie qui semble être, trop souvent, une copine assez vulgaire de la philosophie et de la psychologie. Enfin, Carlos Castaneda voulait faire sa thèse universitaire sur le Chamanisme Yaki en Amérique centrale. C'est alors qu'il rencontre Don Juan, par «hasard» qui deviendra alors son initiateur et son guide. La problématique est que l'Institut universitaire n'a pas voulu reconnaître sa thèse comme étant valable puisqu'il était le sujet de sa thèse. Sa rencontre avec Don Juan et son initiation au chamanisme est tout à fait exceptionnel. On assiste à une formation transcendante puisque ce n'est pas seulement le langage qui change mais aussi la perception des choses. Carlos sera initié à la rupture de son discours intérieur pour laisse place à l'énergie, à l'aide de plantes psychotropes. Bien sûr les plantes sont des drogues extrêmement dangereuses: plus puissante que l'absinthe, en fait, semblable. L'intérêt est qu'après certaine expérience semblable a celle-ci nous aiguisons notre perception et n'avons plus de besoin de ces plantes appeler, «plante du diable». Puis, après beaucoup de pratique, on finit par être capable de rompre son dialogue intérieur et d'accumulé assez d'énergie pour pourvoir accomplir son pouvoir personnel. Voilà ou votre philosophie entre en jeu. Je ne veux certainement pas comparer le style qui vous est propre et celui qui est propre à Castaneda. Simplement, il faut concevoir l'exercice comme étant quelque chose de difficile, voir même, de mortel. C'est un combat entre le moi «réaliste» et le moi «rêveur». En fait, l'explication est loin d'être simple et loin d'être simple àcomprendre réellement, pour tous. Il s'agit d'une forme d'initiation qui dure des années. Le point est qu'un jour, on rencontre la connaissance, elle est sous forme (et ceci est mon interprétation de la chose), d'auto-hypnose semi-contrôlée (il est important de comprendre que l'individu sous hypnose n'est pas aux mains de l'hypnotiseur, mais c'est bien le contraire, l'hypnotiseur est celui qui accompagne, suggère, propose.). Cette auto-hypnose emporte l'être dans un état de bien-être qu'il faut éviter, il faut surtout l'analyser et le comprendre. Ce rendez-vous avec la connaissance est un peu l'équivalent de l'Ange Gardien, de celui qui nous pousse à agir ainsi. Il est important de comprendre qu'il s'agit d'un langage qui n'est pas «le nôtre». C'est alors qu'une fois cette étape de méditation, de concentration amenée, on apprend le Tonal et le Nagual. Tout ce qui existe est sur líîle du tonal, du «subconscient» au moi, de la connaissance accumulée, du mode de vie, des valeurs et vertus, il s'agit d'élément du tonal. Le Tonal est la forme «réaliste» de la personne. Le tonal est ce qui domine l'humain. L'île du tonal est donc réaménageable et contrôlable puisque représentant la forme réelle de l'Homme. Je fais donc l'association avec le «ce qui est dur est un défi et ce qui est un défi est un surpassement.» Donc pour remettre en ordre son tonal afin d'affronter le Nagual (que je vais tenter d'expliquer après). Le Nagual est insaisissable. Ce qu'il provoque c'est un surpassement que l'on doit contrôler à l'aide du tonal. Quand le Nagual arrive, on a une peur immédiate et on doit se contrôler. Une fois capable de marcher dans le Nagual on atteint un paroxysme qui peut porter ou à la folie ou àla mort. Du moins, c'est le défi ultime des guerriers. Donc principalement cette sorcellerie en milieu d'apprentissage est différente mais s'applique à la vie quotidienne comme la vision du surhomme. Exemple, une personne se sent laxiste et abandonné, elle s'adonne à des activités comme la débauche ou l'ivresse pour surmonter la crise... Le guerrier serait plutôt celui qui accepterait la tête haute et qui combattrait le mal que ça lui cause. Enfin, c'est très compliqué à expliquer en quelques lignes et encore plus en quelques mots. J'ai l'impression, cher Nietzsche, que la compréhension est souvent mentale, au très fond de soit. Parfois les explications supra-logique ne suffisent pas, ne sont pas aussi importante que les sensations, les forces directives de l'âme, des tripes, de la volontéd'être! Math Candouidus! |
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Cher Monsieur Candouidus,
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Bonjour Cher Nietzsche,
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