Miroir |
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| Il est bien de vous admirer, mais ne sommes-nous jamais à
la hauteur lorsque l'on ne s'admire pas soi-même autant. On nous apprend à
être malade dans notre jeunesse, puis, réveillé par la douleur,
et la grand NON, on se détruit soi-même pour tenter de renaître,
car on se souvient de notre jeunesse inocente... Car, que désirons-nous détruire
que ce qui nous détruit. La contagion par ceux qui ont souffert est inévitable
à la réaction. Doit-on alors honorer ce mal qui permet de détruire
le mal? La douleur et la souffrance, à la base du rebond (du lion, pour être
inoriginal), mais certains ne sont pas assez dignes de leurs souffrances. En lisant
Ainsi parlait Zarathoustra, je me suis senti moins seul, je pouvais me réconforter
auprès d'un mort, alors je me suis senti mort. Lorsque l'on se sent fait pour
la décadence, comment oser éduquer nos enfants? Il planta un chêne,
au bout de son champ, ce fut sa semaine, y a-t-il perdu sa peine? Le sur-homme est un phantasme de décadence. Qui voit-on comme sauveur, qui voit-on comme juge, que celui qui nous aime tous; quel est cet être qui osera se séparer de lui-même pour faire un avec lui-même. Les malades, mieux vaut alors ne pas tenter de les détruire, ce serait un suicide; est-ce là, la beauté de la mort? Le Sur-Homme est-il l'amour? Très sincèrement, Un reflet |
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| Cher Monsieur, La décadence qui se regarde dans le miroir observe le reflet de la décadence. L'homme est une corde tendue entre la bête et le Surhumain, - une corde sur l'abîme. Le psychologue doit détourner son regard de soi, pour être capable de voir. Bien à vous, F. Nietzsche |