L'existentialisme |
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| Bonjours Herr Nietzsche, Je crois que de votre temps vous avez été le critique officiel des anciennes et récentes philosophies du monde qui existait. Maintenant avec du recul, quelle critique feriez-vous de l'existentialisme de Jean-Paul Sartre? Une autre question. Après voir beaucoup parlé au sujet du surhomme avec plein de monde, une personne m'expliqua que pour se l'imaginer il faudrait penser à un homme de la vieille aristocratie ayant délaissé les vieux principes de bien et de mal et créateur de nouvelle valeur, qui est affirmation d'affirmation. Donc, dois-je m'imaginer un aristocrate stoïque qui dit ce qu'il pense? À quoi compareriez-vous le système politique démocratique? Merci d'avance pour votre réponse. Francis-Frédérick |
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| Cher Francis-Frederick, Non, je n'ai jamais été le critique officiel des anciennes et récentes philosophies du monde. J'ai dit ce que je pensais de certaines philosophies, mais cela n'a rien d'officiel. Je ne connais pas l'existentialisme de Jean-Paul Sartre. Dites m'en plus, et je pourrais peut-être vous répondre. Quant à votre question sur l'aristocrate, il ne faut pas confondre l'aristocrate «sang-bleu» avec l'aristocrate qui est par-delà le bien et le mal. Et certainement pas quelqu'un qui dit ce qu'il pense. Il faut avancer masqué. Le principe aristocrate est un principe créateur, mais l'individu n'est pas aristocrate par sa naissance. Il faut être aristocrate par la volonté. Le système démocratique est un déchaînement de forces. Il est avant tout un déchaînement de paresses, de lassitudes, de faiblesses. Il est une permission publique de choisir entre cinq opinions politiques fondamentales, ce qui flatte le plus grand nombre de ceux qui aimeraient paraître indépendants. C'est la continuité du mouvement chrétien. Bien à vous, F. Nietzsche |