| |
|
Monsieur Mozart,
Siècle après siècle, votre musique a su traverser les époques, quelles qu'elles soient. En temps de guerre ou de gloire, votre musique a toujours su toucher les cœurs sensibles et elle semble descendre tout droit du ciel. Un simple éloge vient ouvrir ma lettre pour vous combler de félicitations sur votre talent, votre don. Nul n'a vu si grand génie musical après vous.
Cependant, je ne suis pas là pour converser musique (bien que la conversation en aurait été passionnante), mais pour le sujet bien plus personnel qu'est votre sœur. Oubliée des historiens et des musiciens, elle n'en est pas moins une personne tout à fait fascinante et je dois avouer que le mystère qui l'entoure m'intrigue. Me contentant d'essayer de la comprendre dans ses lettres et dans les vôtre, j'ai néanmoins une interrogation sur laquelle vous pourriez peut-être m'éclairer. Pourquoi s'est-elle soumise à ce point à votre père? Ayant reçu la même éducation que vous, elle n'a pourtant jamais manifesté une once de rébellion envers l'homme qui l'empêcha d'épouser son soupirant. Était-elle vraiment si craintive de ce père autoritaire ou il y avait-il autre chose que je pourrais ignorer ?
En attendant patiemment votre réponse, je vous prie, cher monsieur Mozart, de recevoir mes plus grandes démonstrations d'admiration.
|