Ce qu'on raconte... |
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| Chère idole, J'ai écouté le film «Amadeus» et tout de suite, je me suis demandée si vous étiez aussi «fou» (façon de parler) qu'on le démontrait. Surtout de courir après Constanze en public. Malgré que je ne peux pas vraiment dire grand chose là-dessus parce qu'à chaque bal des naviguateurs où nous allons, au château de Frontenac, à Québec, moi et mon cousin Jason et ma cousine Cynthia, on s'invente des jeux débiles et on court partout! Tout ce que je me demande c'est si tout ce qu'il est arrivé dans ce film s'est vraiment passé. Aussi, j'aimerais savoir si vous avez vraiment demandé autant de filles en mariage. En tout cas, si elles avaient toutes dit oui, vous en auriez pas mal des bagues!!! C'est ma grand-mère qui m'as fait connaître votre musique. Jamais ma mère en aurait fait de tel! D'ailleurs je serais prête à parier que si je lui dis que j'aime votre musique elle va me sortir une phrase du genre: depuis quand tu t'intéresses à des choses aussi dépassées! Ce n'est pas du tout dépassé à mon avis! Pour tous et d'abord pour moi vous êtes immortel et le resterez! Aussi, je m'étais inscrite à des cours de musique (piano et flûte traversière). J'ai connu quelques unes de vos oeuvres en ce temps. Après trois ans, ma mère m'a désinscrite et m'a conseillée de devenir médecin ou avocate parce que la musique n'est pas un véritable travail. Ne vous inquiétez pas, je vous suis restée fidèle! Je ne sais pas si une fille de mon âge vous a déjà écrit...12 ans! J'espère un jour vous rencontrer au ciel! Lorelei Woaron, votre plus grande admiratrice allemande que la terre ait connu! (les murs de ma chambre l'expliquent!) P-S: Un autographe!!! |
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| Ma chère petite Lorelei Woaron, Ma grande admiratrice, Enfin je trouve un moment pour pouvoir vous répondre! J'avais projeté de le faire plus tôt, mais en vain. Si vous saviez combien je suis content que ma musique vous plaise! Croyez-moi, je sais de quoi je parle: si à votre âge, vous êtes ainsi attirée par l'art musical contre l'avis de Madame votre mère, eh bien tenez bon et reprenez des cours. Tout ceci bien sûr dans le respect le plus absolu de Madame votre mère et sans laisser les autres choses dignes d'intérêt de côté! La musique n'est pas un métier? C'est en tous les cas pour moi une nécessité. Vos contemporains de Dialogus me précisent que je suis le premier dans l'histoire de la musique à s'être affranchi de tout service auprès d'un patron, fût-il archevêque, pour vivre de commandes seules. La musique n'est pas un travail? J'ai dû pourtant beaucoup travailler et me donner bien du mal pour n'avoir plus, maintenant, à m'en donner! C'est vrai qu'il m'est arrivé de courir autour de la pièce en sautant sur les tables et en criant, mais ce n'est pas chaque jour que Dieu fait, rassurez-vous. Quant aux nombreuses conquêtes que l'on me prête, sachez que seule compte pour moi ma chère épouse Constanze. Que voulez-vous dire par «un autographe»? Je vous embrasse. W. A. Mozart |