| |
|
Wolfgang,
Je suis une amie de votre chère et dévouée Julie et elle m'a
dit que vous étiez un homme charmant: je voulais le vérifier!
C'est notre
pédagogue qui nous a dit de venir parler avec vous. J'espère en apprendre plus
sur le grand Mozart!
Votre également dévouée,
Laura
Chère mademoiselle,
Je viens précisément de répondre à votre amie
Julie, puisqu'il s'avère que vous la connaissez. Vous semblez avoir toutes deux
le même défaut: la lecture de vos lettres me fait monter une envie d'aller
chier, comme vous ne pouvez, sans doute, vous l'imaginer.
Veuillez ainsi,
je vous prie, m'excuser un moment, le temps de soulager mes sphincters qui se
retiennent et vous laisser, ce faisant, le soin d'améliorer votre
correspondance. Peut-être alors qu'à mon retour, je ne vous trouverai pas aussi
outrecuidante par vos propos sans queue ni tête.
Je ne vous salue pas,
mademoiselle !
W.A Mozart |