MéLaaNiie
écrit à

Morgane
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Bonjour, Mélaaniie, Eh bien en cours de latin nous avons parlé des femmes en Grèce et de leur place dans la société... On a dit que les hommes avaient peur des femmes alors ils leur ont enlevé toute liberté, c'est là que le professeur nous a demandé de donner des noms de sorcière ou monstre femme, alors l'un de mes camarades a directement dit votre nom. C'est pourquoi je voulais savoir qui vous étiez. Eh bien dame Mélaaniie, je suis peinée de savoir que de ton temps, l'on pense encore que je suis une sorcière. Mais ta question me réchauffe le cœur car je vois que tu ne souhaites pas rester dans l'ignorance. Il est vrai que les hommes ont souhaité ôter toute liberté aux femmes, surtout celles dont le pouvoir était grand. La peur est le premier sentiment qui mène au chaos, c'est elle qui nous oblige à rester coincés dans nos corps et empêche l'esprit de s'élever vers la déesse. Dans ma vie, j'ai côtoyé beaucoup d'hommes, je les ai tous aimés, bien que certains m'aient détestée par la suite. Accolon est sans doute celui qui m'a été le plus fidèle et qui respectait le plus ma nature de femme et de prêtresse. Même mon bien aimé demi-frère Arthur m'a tourné le dos, lui qui, comme moi, a été élevé dans le culte de la déesse et des dieux. Les serviteurs du Dieu Unique avaient peur de notre connaissance, et de notre pouvoir. Ils ont ainsi rangé nos pratiques dans ce qu'ils appelaient «le mal». Mais je sais que notre pouvoir et nos connaissances du féminin sacré ne sont pas perdus: la déesse est partout et elle veille sur ses enfants. Ton maître vous a offert là un beau chemin de réflexion. Et le solstice d'hiver est propice au retrait intérieur. Que la déesse te bénisse, Bien à toi et aux tiens, Morgane dite la fée Merci à vous! |