Baron Simon de Voltcourt
écrit à

   


Marquise de Montespan

     
   

Soumission

   

Très chère Athénaïs,

Je suis un très grand ami de votre sœur. Et quand je vous vis le sept mai 1668 à la cour de notre bon roi Louis, une chaleur, plus forte que les feux de l'enfer, m'envahit. Vous hantez mes pensées! Ce n'est plus du sang que j'ai dans mes veines, c'est du feu! Vous me faites devenir fou, madame! Je vous veux, vous, et personne d'autre! Mais si vous me refusez, je ne verrai plus de sens à ma vie!

Je vous baise la main,

le baron de Simon de Voltcour


Fontevrault, printemps 1704,

Monsieur,

Votre missive m'a fait sourire car vous vous manifestez un peu tard. M'ayant aperçu en l'an 1668, il aurait peut-estre été judicieux de vous faire connaistre de moy plus tost. Voilà des années que j'ay quitté la cour et ma chère sœur, Madame de Thianges, est hélas décédée depuys plus de dix ans. Je n'ai, d'ailleurs, point souvenance qu'elle m'ay entretenue au sujet de vostre personne.

Adieu Monsieur,

Françoise de Rochechouart de Mortemart,
Marquise de Montespan