Les chances pour un jeune auteur |
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| Molière, Quelles étaient les chances pour un jeune auteur, à votre époque, d'être un jour remarqué, puis publié, et éventuellement joué? Un inconnu du milieu littéraire, ou encore de la haute société, pouvait-il espérer que quelqu'un «mise» sur lui? R. Methot |
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| Tout d'abord il faudra corriger l'ordre
de ce procédé: un auteur serait joué, puis remarqué et
publié. Sans de grands frais, il m'aurait été impossible de
faire publier mes pièces avant qu'elles ne fussent jouées. Quant au
rang social, je ne faisais pas partie ni de la noblesse de robe, ni celle de l'épée.
Certes, il fallait un protecteur tel le nôtre, Monsieur le frère du
Roi, si l'on cherchait du succès à la Cour. Cependant il fallait plaire
au grand public avant tout, et tous les dramaturges qui demeurent aujourd'hui connus
sont ceux qui ont attiré la foule à leurs premières productions. Molière |