Les chances pour un jeune auteur
       
       
         
         

Richmethot@moncourrier.com

      Molière,

Quelles étaient les chances pour un jeune auteur, à votre époque, d'être un jour remarqué, puis publié, et éventuellement joué? Un inconnu du milieu littéraire, ou encore de la haute société, pouvait-il espérer que quelqu'un «mise» sur lui?

R. Methot

 

       

 

       

Molière

      Tout d'abord il faudra corriger l'ordre de ce procédé: un auteur serait joué, puis remarqué et publié. Sans de grands frais, il m'aurait été impossible de faire publier mes pièces avant qu'elles ne fussent jouées. Quant au rang social, je ne faisais pas partie ni de la noblesse de robe, ni celle de l'épée. Certes, il fallait un protecteur tel le nôtre, Monsieur le frère du Roi, si l'on cherchait du succès à la Cour. Cependant il fallait plaire au grand public avant tout, et tous les dramaturges qui demeurent aujourd'hui connus sont ceux qui ont attiré la foule à leurs premières productions.

Molière