Christine
écrit à

Meursault
Très chère petite Sophie, Au sujet des désagréments provoqués par une trop grande gourmandise, il me revient en mémoire une mésaventure survenue à une petite amie à moi, qui s'appelle Géraldine, l'année dernière. C'était la veille de sa communion solennelle (on dit aussi profession de foi maintenant). Pendant la nuit, elle a été voir dans le réfrigérateur (c'est comme un placard qui garde les choses au frais) pendant que sa maman dormait. Elle y a vu un gros gâteau au chocolat et, tiens-toi bien, elle a tout mangé et est retournée au lit ensuite. Le lendemain, il s'est passé ce que tu dois supposer, et cela en plein milieu de la cérémonie: la pauvre Géraldine a été malade devant tout le monde, et sa maman a dû l'emmener très vite. Sa communion s'est terminée au lit pour toute la journée. Je crois que cette mésaventure l'a guérie pour un bon moment de sa gourmandise. À te lire prochainement, ma chère Sophie, Ta Christine qui t'aime très fort |