|
tk@elpmek.demon.co.uk |
||
|
Tu ne joues pas le jeu |
||
| Cher M. Meursault, Je préviens tout de suite que je suis un étudiant de français et mon courriel sera peut-être difficile à comprendre ó je m'en excuse d'avance. Pour que je m'améliore, peux-tu répondre en français - merci beaucoup. J'ai lu «L'Étranger», eh bien, à la fin du livre on se pose de nombreuses questions sur ton caractère. La plus intéressante étant celle-ci: «tu ne joues pas le jeu». Elle montre que tu ne dissimules jamais ce que tu es. A mon avis, dans la société, c'est un risque grave d'être comme ainsi? Il me semble qu'on doit se cacher chaque jour, parce que sinon les gens ne vous comprennent pas et vous paraissez bizarre. Mais pourquoi as-tu choisi d'être honnête dans chaque réponse et chaque déclaration? C'est vraiment risquer son bonheur et le succès de sa vie, non? Ton jugement pour le «meurtre» de l'Arabe montre bien le problème avec l'honnêteté constante. Comment ta constante honnêteté a-t-elle pu te mener au meurtre l'Arabe, à cette décision de tuer? Merci beaucoup, Maurice Kemple Monsieur Kemple, Il m'a toujours semblé qu'être honnête, dans le sens où vous l'entendez, n'est pas une décision mais une attitude. Et que ça ne concerne que soi. Plusieurs auraient voulu que je dise non pas ce que je pensais mais ce qu'eux pensaient que je devrais penser. Ça m'a causé beaucoup d'ennuis, il est vrai, et j'en suis désolé pour eux. Mais je n'avais pas envie de penser ce que je ne pensais pas. Vous dites qu'être honnête est dangereux pour la vie. Je trouve que c'est regrettable et de toute manière ce n'est pas ma faute. Meursault |
|
|