Sarah Fischer
écrit à

Meursault
|
Cher Meursault, Bonjour mademoiselle Sarah, Au risque de vous paraître inhumain, un monstre, une personne sans âme, comme plusieurs l'ont dit et répété, je vous dirai que la mort de maman ne m'a pas attristé autant qu'on l'aurait souhaité. J'ai aimé maman comme un enfant aime sa mère. Depuis plusieurs années, par contre, je n'allais pas la voir très souvent car nous n'avions plus grand-chose à nous dire. Ce qui m'a attristé, c'est surtout de constater qu'elle s'était refait une vie à l'asile, qu'elle avait même un amoureux. C'est pour cet amoureux que j'ai été attristé. Quand on meurt, on ne perd personne. Ce sont les personnes qui restent qui perdent quelqu'un. Meursault |