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Louis
écrit à

Jacques Mesrine


Pour mettre mes idées au clair


   

Monsieur Mesrine,

Il y a différentes versions de votre évasion de la prison de la Santé le huit mai 1978. La première étant que c'est votre avocate qui vous aurait donné des armes en mains propres lors d'un parloir. La deuxième est que ça serait des complices qui vous auraient glissé ces armes dans le faux plafond de la salle de parloir. Quelle version est la bonne?

Cordialement,

Louis


Paris, 1er novembre 1979

Monsieur,

Vous me parlez de l'épisode de la Santé. Il est bien sûr logique que les armes et le matériel placés dans le faux plafond ne soient pas arrivés là par hasard ou par une quelconque opération du Saint-Esprit. Après, il serait déplacé et surtout malhonnête de donner l'identité de la ou des personne(s) nous ayant aidés, François et moi, dans le bon déroulement de cette évasion. Vous seriez l'un de ces complices, à moins de vouloir en tirer un profit de frime, vous n'accepteriez pas que je donne votre nom. Cela serait trop risqué pour vous et votre famille.

Après, que l'on pense que c'est mon avocate ou des complices, tant mieux! En un sens, ça protège la ou les personnes concernées.

Cordialement,

Jacques MESRINE

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