Vous me faites rire tous les deux |
||||
![]() |
||||
| Tu me fais rire. Dieu affirme que nous sommes libres, contrairement à toi. Tu veux te faire maître de notre âme. Sache que je suis libre et que ni M*phistapoil ni Dieu n'est mon maître. J'agis comme bon me semble d'agir. Je fais ce que je veux, en autant que je n'empi*te pas sur la libert* d'autrui. Tu es libre de parler en tant que M*phistapoil si tu en as envie... mais sache qu'il n'est point de soumission en mon âme. Ris de moi, moque-toi, crache ton d*go*t... Sache que cela ne m'atteint pas le moins du monde. | ||||
| Mon cher ami, Votre lettre montre bien le désarroi qui vous habite, celui de l'esclave voulant se convaincre de la bonté de son maître. Ce cher maître si humain vous laissant aimablement coucher sous son lit et manger le pâté de son chien... Que vous le désiriez ou non, votre liberté est proportionnelle à la longueur de la chaîne que vous portez avec tant de grâce. Servile, vous aimez vous vautrer dans l'illusion de la bonté qui vous habite car vous croyez en posséder l'exclusivité. Vous aimez assouvir vos instincts de bêtes enragées sous le couvert de principes supérieurs, mais la réalité est toute autre. Vous êtes dévoré par l'ambition d'être condescendant envers tout ce qui vous entoure... Une race de pleutres, c'est ce que vous êtes. Une engeance perfide, avide de puissance et de domination. Toujours plus loin, grandir, croître, posséder, régner et détruire, voilà l'objet même de votre quête au nom d'une liberté qui, telle que vous la concevez, est instrument de haine et de destruction. Que votre liberté se limite à celle de l'autre ne change en rien sa véritable nature. Car l'hypocrisie qui vous habite est telle, que vous confondez droit et servitude. Mais dites-moi très cher ami mortel et futur pensionnaire, pourquoi faire appel à mes bons offices si vous vous considérez au-dessus de votre nature? Vous cherchez à vous convaincre que mon dégoût à votre endroit ne vous atteint pas? Dame, voici une bien étrange stratégie de votre part! À moins que... À moins que le doute ne vous assaille quant à la certitude de vos croyances ce qui est fort compréhensible. Alors confiez librement vos craintes, vos incertitudes, vos doutes et même vos espoirs. N'ayez crainte et je serai de bons conseils. Soyez franc et avouez que le Mal vous tenaille au plus profond de votre être, qu'il vous excite et vous échauffe. Je connais vos pensées les plus intimes. Je sais fort bien que chaque nuit, secrètement, vous invoquez les sources enfiévrées de la débauche. Vous vivez en rêves les pires phantasmes qu'un humain ne puisse imaginer tout en y prenant un vif plaisir. Pourquoi s'en priver? N'ayez point de honte à ressentir de telles passions, elles font partie de votre nature bestiale d'humain dégénéré. Méphistophélès L'esprit qui toujours nie |