Rien que pour toi
       
       
         
         

monsieurmarcel@sympatico.ca

      Cher ami Bonjour...

J'ai eu l'occasion de rencontrer il y a peu de temps, des amis qui vous sont intimes, et ils ne m'en voudront certainement pas de les citer, soit M. Faust, M. Marlowe, M. Goethe, M. Lessing et M. Valery.

Il m'aura fallu tomber sur ces messieurs et bénéficier de leur expérience pour comprendre ce qui vous rend si... acariâtre, bourru, colérique, mesquin, contrariant, désagréable, grincheux, grognon, insociable, méchant, mécontent, morose, querelleur, rageur, revêche, et vindicatif envers la race humaine.

Je sais qu il y a parmi nous des gens, de cette race humaine, qui vous ressemblent mais ils ont quand même un avantage sur vous c'est qu'ils peuvent changer d'attitude d'habitude de façon de penser de raisonner.

Et là est votre talon d'Achille [svp ne pas inverser] vous ne le pourrez jamais.

Je, petit d'homme que je suis, ai les deux possibilités, c'est-à-dire celles du bien et du mal, et vous ne le pourrez jamais.

Vous n'avez qu'une option et une seule, celle de rester ce que vous êtes et vous ne pourrez jamais le changer et les quelques traits de caractères dont je vous ai affublé sont votre lot pour l'éternité, vous n'avez pas d'autres choix.

Et je sais que vous savez... c'est pourquoi votre fiel votre prétendue supériorité ne cachent que ce sentiment d'impuissance de petitesse par une attitude aboulique, ankylose, engourdie, faible, impotente, inapte et incapable de se sortir de son état en utilisant la bravade, la crâneriel exagération, la forfanterie, la gasconadel hablerie, la jactance et la vantardise des faibles et pense petits qui croient se grandir en abaissant ce qu'ils ne pourront jamais rejoindre et surtout ne pourront jamais connaître.

Autrement dit vous êtes condamné... oops... j'oubliais... vous l'êtes déjà... Mon Dieu que cela doit être triste...

PS. j'ai utilisé un style ampoulé affecté déclamatoire emphatique empesé enflé exagéré grandiloquent guindé pindarique pompeux prétentieux redondant ronflant... je voulais que tu me comprennes.

PAX
         
         

Méphistophélès

      Pauvre mortel désespéré,

Pardonnez-moi ma franchise, mais je demeure sans pitié devant la bêtise habituelle de la populace dont, malheureusement, vous semblez être l'un de ses dignes représentants. Toutefois, je l'admets bien humblement, j'ai mes emportements qui peuvent parfois froisser les idées reçues. Sachez bien que je m'efforce de tenir compte dans mes propos de l'insignifiance larvaire qui habite ceux de votre race.

Admettez tout de même qu'autant de mauvaise foi de votre part ne suscitera guère de sympathie à votre grande cause spirituelle. Choisir entre le bien et le mal? Grand bien me fasse, mais en avez-vous seulement la capacité? Permettez-moi d'en douter fortement.

Outre les qualificatifs que vous me prêtez si aimablement, je constate que vous lancez un véritable appel de détresse! Dieu vous glisse sous les pieds, très cher. Il faudrait peut-être songer à réagir avant de sombrer définitivement dans l'incohérence. Méfiez-vous, votre chemin est pavé de si bons sentiments, qu'il vous conduit inexorablement aux portes de l'obscurité. Je remarque que concernant votre cas, la question du choix ne se pose nullement, aucun carrefour ne s'offre à votre conduite.

Alors, toutes mes félicitations!

Méphistophélès,
L'Esprit qui toujours nie