Ombre (2) |
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| Cher ami... Bonjour! À la lecture de la réponse que vous avez produite pour «ombre», j'ai été frappé par la ressemblance, la symétrie que je pouvais voir au quatrième [4e] paragraphe d'un état qui pourrait être le vôtre autant que le nôtre. Je m'explique... Je vais réécrire ce paragraphe pour qu'il vous «habille» à même les hardes que vous nous accordez... Cette incapacité... d'accepter son état naturel de n'être qu'une créature... parmi tant d'autres et indissociablement liées les unes aux autres, pourrait s'expliquer par ce que je nomme une quiescence, ou encore, en quelque sorte, un péché originel... Pourquoi pas? Il vous faudrait donc tout simplement découvrir le gène de la prétention et le remplacer par celui de la lucidité et alors... la créature que vous êtes s'approcherait peut-être d'une vérité à la hauteur de l'ombre qui vous sied si bien, mais permettez-moi d'en douter. Pax |
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| Cher mortel, Que désirez-vous entendre de ma part? Votre exercice est intéressant certes, mais n'apporte pas grand-chose de nouveau à la réalité de votre condition. Que vous me prêtiez les intentions qui sont les vôtres vous sied fort bien et répond à votre aimable nature. Quant au reste, vous demeurez tristement à la hauteur de vos petites ambitions à courtes vues. Admettez que la vanité qu'ont les humains à se percevoir tel que Dieu est plutôt fascinante et touche l'indécence. Observez seulement un instant leurs agissements quotidiens et vous constaterez qu'ils méritent fort peu de compassion et encore moins d'admiration. Quant à ma propre condition de supériorité que j'observe à votre endroit? Hélas, je ne peux agir autrement que de constater les faits. Est-ce de la vanité pour autant? Il s'agit plutôt de la sagesse des immortels, un concept fort difficile à comprendre pour des êtres inférieurs. Méphistophélès, L'esprit qui toujours nie |