Ma mort |
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| La mort me tarde d'arriver... j'attends, je languis... Quand pourrai-je enfin vous rejoindre, mon Seigneur, mon Prince? Vous êtes le Maître de mes fantasmes, la créature qui me hante et qui nourrit mes cauchemars... Aimez-moi, entrez en moi... Dites-moi que la nuit se déguise... Il est des heures où quand la lune est si pâle, l'être se monacale, je n'ai pas le temps de vivre... Aidez-moi, rejoignez-moi.... | ||||
| Cher ami, Quelle lettre affligeante que voici, mais pourquoi donc attendre cette mort que vous semblez souhaiter ardemment afin de me rejoindre au plus tôt? Pourquoi se languir ainsi alors que la communion avec votre Prince est tout à fait possible autrement et en tout temps? En vérité je vous le dis, tout dépend de votre volonté à vraiment désirer me servir selon vos phantasmes et vos appétits. Essayez et vous verrez: Hurlez mon nom à la lune! Offrez votre corps à la rosée du crépuscule! Courez nue sous l'orage de minuit en insultant le nom de Dieu et de ses vassaux. Enduisez votre corps d'onguents secrets et chevauchez la perversité de vos phantasmes en glorifiant l'ère des ténèbres. Participez régulièrement au sabbat sous le grand chêne et jouissez sans entraves des nuits qui vous sont allouez. Alors, vous connaîtrez le plaisir d'être ce que j'attends de vous. Sachez bien que la mort vient plus facilement à celui qui sait la désirer. La vie n'est qu'une porte entrouverte que chacun, en son temps, doit franchir avant d'accéder définitivement aux Ténèbres. Un conseil donc, laissez-vous mériter une mort qui soit digne de votre maître et votre accession à mon royaume en sera davantage facilitée. Méphistophélès, L'Esprit qui toujours nie |