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Stérilité |
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| Votre Majesté, Vous avez épousé en 1533 Henri, duc de Bretagne, devenu par la suite Henri II. Mais votre premier enfant n'est né qu'en 1545. Aviez-vous des problèmes de santé? Beaucoup ont répandu le bruit que vous étiez stérile et que vous avez échappé de justesse à la répudiation. Est-ce vrai? En tout cas, pour avoir donné 10 enfants au roi, il me semble bien que votre stérilité peut être remise en question, non? Avec tous mes respects, Anaïs Anaïs, Il est vrai que pour une future reine de France, dix années de stérilité sont dramatiques. Les trois premières années de mon mariage avec mon bien-aimé Henri furent tout ce qu'il y a de plus normales. Mais la mort de François, l'aîné et dauphin en titre, bouleversa le cours des choses. On eut voulu probablement me répudier, car la cour n'était que trop instruite des malheurs d'une stérilité (voyez Anne de Bretagne et Jeanne de France), et ne voulait plus connaître de tels évènements. D'autant plus que je n'ai pas connu une seule fausse couche. Mais, ce que tout le monde savait, et ce qui évitait de m'incriminer totalement, c'est que Henri souffrait d'une anomalie sexuelle, qui s'appelle aujourd'hui «hypospadias» à ce qu'on m'a dit. Il n'était pas stérile, mais cela diminuait probablement son aptitude en matière de procréation. Jusqu'au jour où il eut une fille bâtarde, Diane, d'une certaine Filippa Duci. Diane, comme Diane de Poitiers qui prit l'enfant sous sa protection. Pour moi, les choses devenaient soudainement effrayantes, car comme l'on vit une fille naître du roi, c'était donc la reine qui était stérile. Déjà des candidates, issues de familles très prolifiques, se présentaient. Personne pour me défendre, moi, la petite orpheline florentine. J'allai prier le roi François de ne pas me répudier. Il accepta. Forte d'un appui, j'ai décidé de me battre. Je suis allée trouver des guérisseurs, ou encore des mages. Je portais des amulettes, priais nuit et jour, absorbais des mixtures étranges. Rien à faire. Henri se mit alors de mon côté. Nous avons consulté des médecins compétents. Fernel nous examina et nous suggéra d'augmenter la fréquence de nos relations intimes. Peu après naissait François. Puis tous les autres. Il n'y a donc pas de vraie stérilité qui tienne, en tout cas pour moi. Les conseils de Fernel et la probable guérison d'Henri de son mal nous firent avoir beaucoup d'enfants et être vraiment heureux, malgré notre ménage un peu spécial... Catherine |
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