Pourquoi?

 

     

       

 

       

 

       

Sceptiquot

      Bonjour,

Puisque vous nous proposez au dialogue, sans le moindre espoir de vous influencer, je me permets cette question: «Par quelle motivation, ce DIEU que les croyants présentent comme l'Intelligence suprême, aurait-il voulu l'homme???» Voyez-vous une réponse cohérente, pouvez-vous même être capable d'imaginer une hypothèse sensée???

«Il nous faut apprendre à vivre sans les dieux, et tant qu'à vivre, efforçons-nous de bien vivre, dans la paix, la joie et l'amour...»

Cordialement,
         
         

Abbé Martin

      Je vais être très trivial pour une fois, je pense que Dieu s'ennuyait profondément et que de nous mettre à l'épreuve l'a beaucoup amusé. Vous voyez mon enfant même un vieux curé peut parfois avoir de l'humour et aimer son Dieu avec le sourire.

Je vous bénis mon fils.

L'abbé Martin
         
         

Sceptiquot

      Bonjour,

Merci de votre réponse. Trivial? non plutôt sympa. Mais sûrement dégonflé. En réalité il n'y a pas de solution et il vous est impossible d'admettre une vie de sacrifice pour un but inexplicable. Moi aussi j'ai cru, (il y a longtemps) je me suis débarrassé de ce boisseau en me posant cette question.

POURQUOI DIEU
(Réflexions d'un simplet)

Lorsque l'Homme se fit sapiens sapiens, il n'en devint pas pour autant religieux. Croire n'est pas, comme respirer, une fonction naturelle. Mais comme pour se rassurer devant l'inconnu du monde et la fin de toute vie, il se mit à inventer des médiateurs: Sorciers, Mages, ou Dieux, et des créateurs, maîtres de toutes choses, juges et rédempteurs. (Télérama H.S. sur les religions Nov. 1996) Curieuse réflexion dans cet hebdomadaire catholique.

Tout est dit dans ce texte. DIEU, cette ELUCUBRATION DES HUMAINS....

Comment imaginer DIEU? L'être suprême comme l'appelaient nos ancêtres en 1789? Qui est capable d'une description qui ne soit pas ridicule? Essayez... Pourquoi, DIEU, L'intelligence absolue, aurait-il voulu créer l'Homme??

Cette question tourmentait André Frossard. L'avez-vous entendu poser? Dieu ne joue pas aux dés a dit Einstein mais ça ne veux rien dire? Certitude, tout le vivant sur terre descend de la même cellule. Yves Coppens. Constatation, la vie se résume à ces trois mots: QUI TUE QUI? La profusion de documentaires télévisuels sur la nature en général amène cette réflexion, sur terre la vie n'est possible que dans la douleur. Chaque espèce animale ne vit que par l'extermination d'autres espèces. Les plantes elles-mêmes, ne survivent que par élimination de celles qui les gênent. Faire souffrir ou crever. Impossible d'échapper à l'horrible dilemme. L'homme, champion de la barbarie, élève des animaux pour les utiliser dans des tâches les plus rudes, les faire produire ou pour les tuer, assurant ainsi sa survie, dans la souffrance de ses frères en animalité. N'oublions pas, guerres et conflits divers plus ignominieux les uns que les autres... Un Dieu aurait élaboré ce massacre généralisé??

Comment ne pas être affligé devant le spectacle de ces humains qui ne connaîtront que la souffrance permanente toute leur vie? Un exemple entre beaucoup d'autres, la Mucoviscidose fait souffrir dès le premier souffle. VITE LE PARADIS.

Beaucoup d'hommes l'on proclamé au cours des siècles, je dis avec eux, que si par impossible on me prouvait l'existence de Dieu, je refuserais de m'y soumettre. Je n'ai pas demandé à vivre, pourquoi serais-je responsable d'actions programmées par lui (nos supposés péchés ne sont rien d'autre que l'héritage biologique des qualités indispensables à la survie et à la saine reproduction des animaux), je passerais la fin de ma vie à vomir des horreurs sur son nom. Ce soi-disant créateur responsable de toutes ces souffrances???

CE «BON» DIEU

Que reprocher aux religions? Elles ont empêché l'éclosion d'un véritable humanisme qui, au cours des temps, aurait établi des règles morales de vie débarrassées des préoccupations sur l'au-delà. L'intelligence moyenne de l'humanité, une morale laïque saine et le développement des sciences sans le boisseau religieux eussent certainement atteint un niveau bien supérieur. Probablement serions-nous devenus civilisés.

L'hystérie religieuse pourrait aller jusqu'à la destruction de l'humanité... Combien de centaines de millions de morts, résultat des querelles de croyances, depuis la nuit des temps? Peut-être n'avons-nous encore rien vu. Le délire doctrinal, avec la bombe atomique déjà aux mains d'états religieux, pourrait déclencher la fin nucléaire... Ne devrions-nous pas inverser la phrase de Malraux. «Le XXIe siècle sera religieux ou ne sera pas», par: «Le XXIe siècle sera religieux donc ne sera pas».

L'homme intelligent s'interroge sur le pourquoi et le comment de son existence. Mais quel orgueil imbécile de prétendre imposer sans raison cette idée de l'être suprême dont nous serions les esclaves. Il n'est pas question bien entendu de rejeter la sentimentalité nécessaire et logique résultat de l'évolution. Refuser son admiration aux réalisations artistiques, architecturales, littéraires, provoquées par les croyances religieuses serait stupide.

Comment ne pas être admiratif et ému devant: Cathédrales, Mosquées, Temples, Pagodes, Édifices religieux, de tous temps, de toutes religions, de toutes régions. Quel effort gigantesque, certes génial et magnifique, mais insensé. Même persuadé de son absurdité, comment ne pas être attendri par la piété de nos frères humains, par le son des cloches, l'appel des Muezzins, la vue d'un clocher à l'horizon, ou celle d'un minaret. Oui, bouleversantes, ces masses, communiant dans une joie délirante, à Lourdes, Calcutta, Rome, La Mecque, Jérusalem, etc.... Spectacle, hallucinant mais chaleur humaine, primitive et réconfortante. (Ce goût de communier, ne viendrait-il pas de notre instinct animal grégaire? D'autres que les religieux s'en sont servi dans des fêtes grandioses: Nuremberg, Moscou, Pékin, Les grandes manifestations politiques, culturelles, sportives, dans le monde entier. La Mode, etc.) Quel accaparement collectif d'énergie que tout cela, obnubilant et paralysant. Et le sacrifice (pitoyable à nos yeux) d'êtres, souvent des plus évolués, qui sacrifient leur vie tout entière à l'adoration d'un Dieu qu'ils s'inventent. Se flagellant, au propre et au figuré. Impressionnant, mais cela, ne prouve en rien l'existence d'un Dieu... Ce besoin infantile de croire, s'est cru justifié pendant des siècles par ces apparents miracles, de Lourdes et d'ailleurs, qui s'expliquent maintenant par l'effet placebo. Les médecins «contrôleurs» de Lourdes ont-ils jamais vu un membre repousser?

À propos de Lourdes, on retrouve là, la monomanie de l'eau miraculeuse. Combien de sources partout dans le monde, qualifiées ainsi, comme l'eau du Gange... Que penserions-nous d'un homme qui installerait chez lui, des figurines humaines, genre de marionnettes, ses créatures en quelque sorte, animées par un mécanisme facile à réaliser à notre époque, et qui à son passage s'inclineraient en bêlant devant lui, pour l'adorer??? Pauvre minable dirions-nous sans doute. Et pourtant, quelle différence avec ce Dieu qui nous aurait créés pour l'adorer? Encore une fois, s'il vous plaît, pourquoi serions-nous reconnaissants de cette existence que nous n'avons jamais demandée?... Pourquoi de grands esprits, sont-ils croyants? Pourquoi de grands esprits, sont-ils athées? Ces deux questions s'annulent. Mais à ce sujet, quelle responsabilité pour ces gourous de l'obscurantisme, guides des masses qui les admirent pour des qualités bien réelles, et qui en définitive nuisent au développement intellectuel général, ce qui pourrait aller peut-être jusqu'à l'anéantissement nucléaire. (Mais oui, rions pendant qu'il en est temps encore).

Rappelé par Bruno Courcelle, sur Internet (Contre la Censure, le Cléricalisme, et la pensée unique) ce triste constat de FREUD, «Cette providence, l'homme ne peut se la représenter autrement que sous la figure d'un père grandiosement magnifié. Tout cela est évidemment si infantile, si éloigné de la réalité, que, pour tout ami sincère de l'humanité, il devient douloureux de penser que jamais la grande majorité des mortels ne pourra s'élever au-dessus de cette conception de l'existence»... Irrémédiable! «Ite, missa, est.»

Lecteur, que pensez-vous de tout ceci? Simplet..., je vous le disais. Commentaire d'une amie: «La religion c'est le doudou des humains». Ce DIEU tout-puissant, partageant son pouvoir avec le DIABLE? Illogisme...
Mais avez-vous trouvé une réponse sensée à la question: POURQUOI un DIEU aurait-il voulu créer l'HOMME??????

Il y a quelques siècles, pareilles considérations, eussent mérité le bûcher.