|
Alice |
||
|
Juste une question... |
||
| Dear mister Marlowe, J'ai fait votre connaissance (enfin, façon de parler) peu avant mes quatorze ans, quand un livre relatant une de vos enquêtes me fut offert par une de mes amies. Je me penchai dessus avec curiosité, et je me félicite encore de son choix, puisqu'il m'a permis de vous rencontrer. Bien des années après, je vous retrouve sur Dialogus, et ce n'est pas sans émotion que je m'adresse à vous. J'en viens à ma question. Je me suis souvent demandé s'il vous était déjà arrivé de revoir un de vos clients, et je pense en particulier à Merle Davis, sur le destin de laquelle je me suis toujours posé des questions. Auriez-vous la gentillesse de me communiquer quelques informations, si vous en avez? Cela dit en passant, bienvenue sur Dialogus, et ne vous faites pas de souci sur le nombre de vos correspondants, il viendra sans doute un jour où vous ne saurez plus où donner de la tête! Bien à vous, avec l’espoir que ma lettre vous trouvera dans les meilleures conditions. Alice Grimms Chère Alice, Je veux vous dire que votre témoignage de sympathie me va droit au coeur, mais je ne m'étendrai pas plus sur mes sentiments. Pour ce qui est de votre question, je ne revois que très peu de mes anciens clients. Les seules personnes qu'il m'arrive de rencontrer ou de contacter, ce sont Merle Davis et Terry Lennox, qui sont devenus bien plus que des relations de travail. Merle, ce petit bout de femme courageuse vit toujours chez ses parents et mène une vie tranquille. La dernière fois que je l'ai rencontrée, elle envisageait d'ouvrir une galerie d'Art. D'autres personnes, comme Elizabeth Murdock, ne me manquent pas du tout, tant leur antipathie et leurs sournoiseries m'ont laissé un mauvais souvenir. Au niveau de la police, j'ai eu quelques affaires en commun avec le lieutenant Breeze, mais comme vous n'êtes pas sans savoir que je ne porte pas les représentants des forces de l'ordre dans mon coeur, ces échanges se sont limités à quelques bribes de phrases... En ce qui concerne ma relative tranquillité chez Dialogus, je ne m'en plains pas. Les quelques messages que je reçois suffisent à me rappeler que je ne suis pas un vieux chien errant que l'on a abandonné au bord d'une route. Amicalement, Marlowe |
|
|