| Anaïs | ||
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| À sa majesté la reine de France Marie-Antoinette, Chère Anaïs, Vous vous demandez pourquoi le peuple de France ne m'appréciait guère. Moi, j'aime à penser, et appelez cela de la naïveté si vous le voulez, que le peuple de France dans son ensemble m'appréciait, mais que, malheureusement, certaines personnes qui me haïssaient ont su crier leurs opinions, plus haut que celles des autres. Mais ces personnes, pourquoi me haïssaient-elles? Si elles avaient pu lire dans mon cœur tout l'amour que je ressentais et ressens encore pour le peuple de France, elles ne m'auraient pas haïe comme elles l'ont fait et continuent de le faire. Quant à vos autres questions, il m'est souvent arrivé d'y répondre dans mes lettres à vos contemporains. Monsieur Dumontais me dit que vous y avez librement accès. N'hésitez pas à les lire et nous pourrons alors en reparler. Au revoir, chère Anaïs, Marie-Antoinette
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