«Qu'ils mangent du gâteau!» |
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| Mes hommages à Sa Majesté la Reine! Aurait-elle la gentillesse de me dire quelles étaient ses intentions lorsqu'elle lança, à propos du peuple, «Qu'ils mangent du gâteau»? Votre obligée, Michèle Tremblay |
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| Cher Monsieur Tremblay, Je n'ai pas de souvenir de ce dont vous me parlez. Il est vrai que vous ne mentionnez pas dans quelle circonstance j'aurais fait un tel propos. Peut-être pourriez-vous m'éclairer? Mais il me semble peu probable que j'aie dit quelque chose du genre en parlant du peuple. Bien à vous, Marie-Antoinette |
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| Oh pardon! Voilà ce que c'est quand on ajoute foi à des publicités pour gâteaux... |
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| Cher Monsieur, Ne vous en faites pas, ce n'est pas la première fois que l'on se méprend à mon sujet. Bien à vous, Marie-Antoinette |
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| Sa Majesté, Je dois vous dire que je ne suis pas un damoiseau, mais bel et bien une damoiselle. Quant à la méprise, j'ai trouvé sur Internet ceci qui pourrait en partie l'expliquer: «On se souvient de Marie-Antoinette, reine de France au temps de la Révolution française, pour sa réplique: «Qu'ils mangent du gâteau!» lorsqu'on lui annonça que les pauvres mourraient de faim et ne pouvaient plus acheter de pain. Même si elle n'a jamais prononcé cette phrase, il est vrai que la reine ne comprenait pas les besoins du peuple et manquait totalement de compassion pour les sérieux problèmes économiques de ses sujets. Son incompréhension de la situation du pays et son origine étrangère l'ont mise au centre des haines et suspicions parmi les révolutionnaires. Son extravagance en ces temps difficiles n'a fait qu'ajouter à son impopularité. À une époque où le pouvoir absolu du roi et de la noblesse étaient remis en question, la reine a servi de symbole pour les excès des classes dominantes (clergé et noblesse).» Soyez assurée que ces médisances n'entachent point le respect que j'ai pour vous. Je ne fais que les reproduire dans un soucis de franchise. Je vous remercie mille fois pour votre attention et votre gentillesse. Bien à vous, Micheloise des Terres Ébranlées |
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| Chère Michèle, Vous me voyez sincèrement désolée de ma méprise sur votre personne. Je vous remercie aussi de vos lettres et n'hésitez pas à m'écrire de nouveau si je puis vous être utile. Bien à vous, Marie-Antoinette |