Manon, Laura, Martin, Enzo
écrivent à

   


Marie-Antoinette

   

Notre Reine bien-aimée

   

Majesté, notre reine bien-aimée,

Nous venons d'apprendre votre captivité, ce qui nous afflige. C'est avec courage et détermination que vous et votre famille avez fui Paris, mais en vain.

Nous ne comprenons pas la colère du peuple qui vous accuse de tant de maux (famine, mauvaises récoltes, la faillite du trésor...). Certes, vous vous êtes laissée entraîner dans une vie festive et futile, mais vous avez été victime de nombreux complots, et tout particulièrement lors de «l'affaire du collier».

Nous sommes indignés par tant de mépris à votre égard. Malgré tout, vous restez digne et inébranlable et faites front avec détermination et courage, car vous savez qu'au fond de vous, votre plus grande tristesse est d'être séparée de vos enfants à qui vous vouez un amour sans faille. Vous êtes avant tout une mère admirable, Majesté.

Des heures sombres et austères se dressent maintenant devant vous. Aucun mot ne pourra adoucir votre peine. Mais gardez espoir, Majesté! Nous resterons dévoués à votre cause et partagerons avec vous ces moments sinistres.

Recevez, Majesté, nos plus sincères condoléances,

Manon, Laura, Martin et Enzo


Mes chers amis,

Comme vos mots me font du bien! Votre lettre me va droit au cœur!

Vous me voyez dans la même incompréhension que vous! J'ai toujours aimé le peuple de France et lui ai toujours voulu du bien. Je ne sais pas d'où vient toute cette haine, sinon de la jalousie, ou de la haine envers l'Empire. Mais qu'importe, maintenant. Le mal est fait, et il est partout. Je n'espère qu'en l'avenir pour mes enfants.

Votre soutien me touche beaucoup et je ne l'oublierai pas.

À bientôt, mes chers amis!

Marie-Antoinette