| Michel | ||
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| Ma très chère Reine, Très cher Michel, Vous me voyez ravie de recevoir une nouvelle lettre de votre part. Ne vous excusez pas pour votre retard. Le temps ne passe pas de la même façon pour vous que pour moi et le plaisir de vous lire de nouveau domine grandement la tristesse de ne pas avoir reçu de vos nouvelles plus tôt. Il est vrai que ma sœur, Marie-Amélie, avait un caractère bien particulier! Je n'ai eu que peu de contact avec elle à la suite de nos mariages respectifs. Je ne puis être d'accord avec sa manière d'agir envers notre mère, mais une partie de moi comprend sa détresse. Elle n'a pu épouser l'homme que son cœur avait choisi et je crois bien que cela fut assez pour le meurtrir à tout jamais. En tant que femme, comment ne pas être sensible à une telle détresse? Mais dans le même temps, son caractère particulier n'avait sans doute rien pour aider à améliorer ses relations avec notre mère. Je ne me mêlais que peu de ces choses, étant préoccupée par les miennes et étant plus près de Marie-Caroline. Ai-je répondu à votre question? N'hésitez pas à m'écrire de nouveau, cher Michel, j'ai toujours beaucoup de joie à vous lire. Marie-Antoinette
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