| | | Majesté,
Ayant lu les accusations de mes contemporains, je voudrais, par la
présente, vous assurer que pour le peuple français de
2009, (et oui nous sommes en 2009), vous passez plutôt pour une
victime et une martyre, ce dont je suis heureuse. Vous avez
été mariée trop jeune avec un dauphin qui aurait
fait un excellent roi, mais effectivement vous avez été
trahis par la noblesse et la famille d'Orléans, qui existe
toujours, d'ailleurs.
Vous avez dépensé sans compter, mais qui pouvait vous guider? Tout le monde espérait votre chute.
Dormez en paix, Majesté, vous restez au fond de mon cœur en tant que femme et en tant que Reine.
À vous lire si vous jugez opportun de me répondre.
Chère Nicole,
Quel dommage que le souvenir que l'on garde de moi soit celui d'une
martyre! Cela dit, je le préfère à celui de tyran,
ce que je ne suis pas et ne fut jamais.
À bientôt, chère Nicole,
Marie-Antoinette
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