| Coline | ||
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Majesté, Chère Coline, Vous avez raison: cette mauvaise affaire du collier m’a causé bien du chagrin et bien des soucis inutiles! Je voudrais vous écrire que je suis heureuse que ces événements soient derrière nous, mais dans l’état où vous me trouvez présentement, cela m’est impossible. Car il y a-t-il quelque chose de pire que d’être séparée de ses enfants? Le Temple… Je ne sais pas s’il me paraît une douce consolation, maintenant que je suis ici à la Conciergerie, séparée de mes enfants et de ma sœur Élisabeth. Pourtant, que de souffrance! Je ne souhaite cela à personne. Il n’y a rien, strictement rien d’agréable à être enfermée au Temple. Vous nommez quelques inconvénients, dont le plus grand, celui d’être privée de sa liberté, d’être constamment surveillée. Et pourtant, comme j’aimerais encore y être! Vous me voyez ravie que vous ayez apprécié Trianon. N’hésitez pas à m’en entretenir plus longuement, car cela me fait du bien de lire des lettres de votre temps. Au revoir, chère Coline! Marie-Antoinette |
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