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À son
ancienne majesté, la très dépensière
Marie-Antoinette, ancienne reine de France et de Navarre.
Bonjour,
Si je vous écris aujourd’hui, c’est pour m’informer de la
technique utilisée par vos anciens sujets afin de vous faire
perdre votre sang-froid (et votre sang chaud). En effet, au
Québec, nous sommes confrontés à un gouvernement
encore plus voleur et dépensier que l’était le
vôtre : le nimportequouisme de Jean Charest.
Votre mari a régné durant dix-neuf ans au cours desquels
vous avez ruiné le pays avec toutes vos dépenses
inutiles. Jean Charest règne depuis maintenant huit ans, mais
les Québécois en ont déjà plus que marre de
lui. Les plus courageux ont déjà lancé une
pétition contre lui, mais ça ne l'a pas convaincu de
«sacrer son camp», ou démissionner, comme on dit en
France. Vous vous demandez sans doute pourquoi nous voulons le
renverser. Eh bien, en voici les raisons: il reçoit de l’argent
de criminels en échange de contrats de construction, de
nominations de juges; il a promis de faire construire un hôpital
(le C.H.U.M.) qui sera terminé lorsque les poules auront des
écailles (et des dents); sans oublier son manque de recul, car
selon lui, il n’y a aucune corruption dans le milieu de la construction
et les gaz de schiste ne représentent aucun danger. La nation
Québécoise apprécierait donc fortement que vous
nous décriviez la stratégie utilisée par la France
pour changer de gouvernement. Mais pas par la guillotine: nous allons
l’obliger à attendre aux urgences de Montréal!
Merci de votre compréhension,
Yann
P.-S. : ces conseils pourraient aussi être appréciés en Égypte.
Monsieur Roberge,
Savez-vous bien à qui vous vous adressez? Je crains
qu’il y ait quelque chose que vous n’avez pas compris. Je n’ai aucun conseil à
vous donner sur la révolution!
Adressez-vous
ailleurs.
Marie-Antoinette
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