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Votre Majesté,
Je voudrais vous poser une question sur l'adoption d'un petit paysan que vous avez
recueilli auprès de vous. Au cours d'une promenade vous avez manqué
d'écraser cet enfant, que vous décidez d'adopter comme le vôtre.
Mais qu'est-t-il devenu quand vous avez eu vos propres enfants?
Merci de bien vouloir me répondre.
Mes respects à vous, Majesté.
Chère Anonyme,
Il m'est arrivé à plusieurs reprises de prendre sous mon aile des enfants
que la vie n'avait pas favorisés. Je leur ai fait donner une éducation
comme je le faisais pour mes propres enfants. J'ai toujours aimé les enfants
et pour moi, un enfant est synonyme de bonheur, de quelque provenance qu'il soit.
Marie-Antoinette
Votre Majesté.
Avec tout le respect que j'ai pour vous, votre dévouement pour les enfants
est vraiment attachant et, au contraire, je ne vous le reproche pas. Ne le méprenez
pas, Majesté, mes questions que je vous posais n’étaient que pour savoir
ce que votre petit protégé était devenu par la suite, car je
sais que vous êtes une femme et une mère avec du coeur et que malgré
les accusations que l'on vous a reprochées, vous resterez une femme avec un
grand coeur.
À vous Majesté, avec tout mon respect.
Chère Anonyme,
J'aimerais tellement pouvoir vous apporter une réponse mais je n'ose pas m'aventurer sur ce terrain. Avec tous les événements qui se sont déroulés depuis ce mois de mai 1789, je ne peux que prier pour ces enfants que je pris alors sous mon aile, en espérant que leurs vies ont été épargnées.
Amicalement,
Marie-Antoinette
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