Le Prince
       
       
         
         

martinvezina1@sympatico.ca

      Très cher Secrétaire,

On s'attarde toujours au «Prince» lorsqu'on parle de vous et pourtant vous avez consacré beaucoup plus de temps à vos oeuvres historiques. Cela ne vous chagrine-t-il pas? Et surtout, croyez-vous que les idées véhiculées dans le «Prince» soient toutes conformes aux enseignements que l'on retrouve dans les «Discours sur Tite-Live» ou «L'histoire de Florence»?

Un simple membre du bas-peuple
         
         

Machiavel

      En effet, je suis beaucoup plus reconnu pour ce manuel à l'intention des dirigeants que pour mes oeuvres historiques, mais cela tient encore une fois à l'âme humaine: chacun aspire à avoir une position supérieure à son prochain, aussi tente-t-il d'utiliser mes conseils. L'histoire, quant à elle, ne nous sert qu'à éviter de reproduire des erreurs, à conserver une part d'expérience et à enrichir notre culture. Elle ne permet pas d'avoir des résultats à courte ou moyenne échéance.

Savoir si les idées véhiculées dans «Le Prince» sont conformes aux enseignements des écrits historiques n'est pas primordial, ce qui est primordial est de bien faire la nuance entre des conclusions basées sur des faits et des principes basés sur la nature humaine.

Le lecteur doit tirer ses propres enseignements de mes écrits, en fonction de ce qu'il désire en faire.

N.M.