| Hana | ||
| Vous manquez à la France | ||
| Majesté, Je voulais seulement vous dire que je vous aime. Vous nous manquez. Revenez! Votre dévouée, Hana Je suis très touché des sentiments que vous me témoignez, Madame. Sachez que mes pensées vous accompagnent et que c’est avec un profond regret que je ne puis faire plus. Louis Majesté, J’aimerais tant vous aider! Mon bras est à vous! Je suis, certes, une simple femme, mais je veux vous sortir de là. N’avez-vous pas quelque homme pour vous défendre? Un avocat? Si vous le souhaitez, Majesté, je peux prendre en charge de vous faire libérer! Comment ces gueux, ces révolutionnaires, osent-ils vous faire cela? Ô Sire, laissez-moi devenir votre avocate et m’occuper de votre défense! Pourriez-vous me dire exactement les charges qui pèsent contre vous, que je prépare un dossier afin de mieux vous servir? Ou alors, voulez-vous que je contacte monsieur de Fersen afin d’élaborer un plan d’évasion? Oh Sire, vous me voyez tellement troublée par cette situation. J’ai une grande verve! Laissez-moi vous aider, dusse-je passer devant le tribunal révolutionnaire! Votre dévouée, Hana Je vous assure, Madame, que je suis extrêmement sensible à votre dévouement mais je ne veux cependant nullement que vous vous exposiez pour moi. Trop de gens ont péri en voulant me servir. Vous ne feriez ainsi qu’ajouter à mes inquiétudes et je vous ordonne donc de renoncer à vos projets. N’ayez crainte, la Convention m’a accordé trois conseils pour préparer ma défense, nous l’avons présentée le vingt-six décembre dernier. Il ne reste plus désormais qu’à attendre. Louis |
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