Vos parents
       
       
         
         

troisacdbg@club-internet.fr

      Votre Majesté,

Pourriez-vous me parler de votre frère aîné (Louis Joseph) décédé en 1761, de votre père Louis Ferdinand et de votre mère Marie Josèphe de Saxe ainsi que vos relations avec ses derniers. Je souhaiterais également savoir de quoi sont décédés ces 3 personnages qui étaient si proches de vous.

Bien à vous,

Anaïs

 

       
         

Louis XVI

      Mademoiselle,

J'étais très attaché à mon frère aîné dans mon enfance, comme je le suis toujours aujourd'hui à mes deux autres frères. J'ai passé beaucoup de temps avec le duc de Bourgogne et j'ai développé pour lui une sorte d'admiration. J'étais heureux de pouvoir lui apporter un peu de réconfort après l'opération qui a suivi la chute de son petit cheval de bois. Il n'était pas toujours très tendre mais il faisait face à ses souffrances avec un tel courage que j'étais bien prêt à le lui pardonner. C'est à mon frère que je pensais en faisant baptiser mon premier fils Louis-Joseph, le malheureux enfant aura démontré le même courage dans ses propres douleurs.

J'ai peu connu le dauphin, mon père, qui a été emporté par une fluxion de poitrine alors que j'étais encore bien jeune. Ma pauvre mère a succombé au même mal peu de temps après et j'ai été profondément affecté de leur disparition. Ma mère, qui était une personne très instruite, veillait attentivement à notre éducation et je lui en suis reconnaissant, de la même manière que je lui sais gré de m'avoir transmis sa foi sincère et profonde. J'ai pu trouver auprès du feu roi, mon grand-père, la consolation nécessaire. Il a toujours manifesté beaucoup d'affection à ses petits-enfants. Au reste, mes professeurs ont souvent su joindre à leur enseignement une véritable tendresse qui me fut un appui.

Louis