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perezromain+free.fr |
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Son siècle et le nôtre |
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| Votre Majesté, Je suis ému en écrivant cette lettre car j'ai beaucoup de respect pour le personnage sacré que vous représentez. Pendant beaucoup de temps l'on a considéré Votre Majesté comme un roi n'ayant pas été à la hauteur de son siècle. Je n'en crois rien et je suis heureux de voir que désormais beaucoup d'ouvrages s'attachent à vous rendre justice. J'aimerais savoir comment vous percevez notre siècle: pensez-vous que la République soit une bonne chose? Bien sûr cette question semble incongrue étant donné que votre personne représente la monarchie absolue. Mais j'aimerais vraiment avoir votre avis, je suis certain que vous n'en serez pas blessé. Auriez-vous accepté une monarchie de droit divin si l'Assemblée vous avez laissé en paix? Comprenez-vous les erreurs que vous et votre Cour avaient pu faire? J'aimerais aussi savoir si vous comprenez notre monde aujourd'hui et comment vous le considérez. Je tremble d'impatience en attendant votre réponse. J'ose assurer Votre Majesté de mon soutien et de mon admiration. Votre très humble et respectueux sujet, Romain Monsieur, Je pense qu'il n'y a pas de meilleur régime que celui qui permet le bonheur du plus grand nombre et j'espère que c'est l'état que vous connaissez. Toutefois la république, comme toutes les autres formes de gouvernement, ne manque pas de présenter des désagréments lorsque son principe est vicié. Je ne connais que trop peu votre époque et ne pourrais donc me prononcer mais il suffit de regarder l'histoire de Rome. La prédominance des intérêts personnels et des ambitions au sein d'une assemblée qui se voudrait la représentante de la nation sont les principaux dangers qui guettent ce régime. On voudrait ici s'inspirer de Sparte mais l'on oublie combien le régime spartiate était complexe et la manière savante dont il combinait les différentes formes de régime. Le régime monarchique n'est pas exempt de risques lui-même et l'on ne peut véritablement se garantir contre un mauvais prince mais aussi l'on souffre moins alors des luttes intestines qui ne manquent pas de paraître dans un régime parlementaire. Louis |
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