Sylvie
écrit à

   


Louis XVI

     
   

Que pensez-vous des sports d'aujourd'hui?

    Majesté,

À votre époque, c’est-à-dire au XVIIIe siècle, la noblesse et la bourgeoisie aimaient se divertir et pratiquer quelques activités sportives comme l’équitation, l’escrime, le jeu de paume. Aujourd’hui, le sport s’est démocratisé et est devenu une activité destinée au plus grand nombre.

J’aime beaucoup les grands matchs de coupe du Monde, comme le football (avec les performances d’Emmanuel Petit, de Zinedine Zidane, de Youri Djorkaeff, de Thierry Henry ou de Bixente Lizarazu), le rugby (avec Sébastien Chabal et tous les autres) qui se déroulent dans des stades comme le Stade de France à Saint-Denis (patrie du sacre de nos rois).

Quand la France a gagné en 1998 la coupe du Monde de football, j’étais aux anges. Nous étions des millions sur les Champs-Élysées à acclamer les Bleus de l’équipe nationale. Quel bonheur! J’aime les sports de balle (tennis de table).

Ah, une chose, entre autres: le jeu de paume était l’ancêtre du tennis tel qu’il se joue aujourd’hui à Roland-Garros (près de Paris) ou à Wimbledon (en Angleterre).

Aujourd’hui, les soldats sont remplacés par des joueurs professionnels et l’on voit apparaître des problèmes de santé suscitant quelquefois l’intervention des pouvoirs publics, comme le dopage. Voyez-vous Majesté, dans le cyclisme (tour de France) beaucoup de joueurs ont triché cette année. Ils prennent des produits dopants, des médicaments interdits destinés à augmenter leurs performances et à se sentir beaucoup plus forts. Un seul sport échappe à cette hécatombe: l’équitation. On respecte les règles, on évite de se surpasser mais on fait attention. Au XVIIIe siècle, on pratiquait ces activités sportives sans aucun problèmes et l’on respectait les recommandations des moniteurs (ou professeurs d’équitation).

J’aimeraisavoir votre point de vue sur notre époque sportive.

Recevez, Majesté, l’expression de mes sentiments distingués.

Sylvie


Je crois comprendre, madame, à quoi ressemble le football si ce jeu vient d’Angleterre, mais je n’ai aucune idée de ce que peut être le rugby.

Vous me dites que certains font profession de ces jeux? Ils sont bien heureux. J’envie de la même manière les acteurs qui peuvent dire qu'ils vont jouer et non pas travailler.
Mais les cavaliers sont plus heureux encore puisqu’ils sont, semble-t-il, plus soigneux de leur santé. C’est là une activité que je prise fort moi-même, mais peut-être prendrais-je autant de goût au football s’il m'était donné de le connaître.

Louis