Procès |
||||
![]() |
||||
| Sire, Lors de votre procès lorsque l'on vous posa cette question, la première d'ailleurs: «Pourquoi avez-vous le 23 Juin 1789 entouré l'Assemblée de troupes et voulu dicter des lois à la Nation?», vous fîtes la réponse suivante: «Il n'existait pas de loi qui me le défendit. J'étais maître de faire marcher des troupes, mais je n'ai point voulu répandre le sang». Ne trouvez-vous pas que de vous cacher derrière un argument aussi peu crédible est inique envers votre peuple? A-t-on besoin de faire des lois pour verser du sang? Vous vous doutiez bien qu'en faisant intervenir la force armée il y avait un risque, on n'intervient pas ainsi en faisant preuve d'une aussi grande «naïveté» sans en avoir estimé les conséquences? Merci Sire de m'éclairer sur vos réels sentiments à ce sujet. Sylvy |
||||
|
|
||||
| Chère Sylvy, Il est vrai que j'ai fait venir des troupes, mais il s'agissait de protéger mes sujets et non pas de verser leur sang. Les États Généraux étaient réunis depuis le 5 mai et cependant leurs travaux n'avaient que peu avancé. Les journaux proclamaient qu'il n'y aurait pas de réformes et cette inquiétude avait fait naître de grands troubles dans le royaume. Certains députés même étaient en danger. C'est le 23 juin que j'ai rappelé aux États Généraux les raisons pour lesquelles je les avais réunis. Mon plus sincère désir était d'accéder aux souhaits exprimés dans les cahiers de doléances. Toutefois dans ces cahiers, les Français me renouvelaient leur confiance et ils ne voulaient pas que les réformes espérées ne soient entreprises pas d'autres que par moi. Ainsi donc, la nouvelle Assemblée nationale s'opposait aux cahiers quoiqu'elle s'en réclamât et c'est en cela qu'elle était illégale. Louis |