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Élodie |
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Pardon, Sire! |
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| Sire, Je me permets de m’adresser à Votre Altesse pour vous dire à quel point je suis indignée par les mauvais traitements que l’on vous inflige, à vous et à votre famille! Oui, je ne viens pas du même monde que vous, hélas, mais comme l’espace et le temps n’ont pas de repère ici, je voulais vous dire que si vous viviez dans mon époque il y aurait bien plus de justice pour vous et vos proches! Aujourd’hui nous ne vivons plus en royauté, mais en république et il y a toujours des injustices en France bien que notre président fasse son possible pour que les affaires de l’État fonctionnent et que le peuple puisse vivre convenablement. Mais la grande différence entre aujourd’hui et votre siècle c’est que les Français sont instruits et il s’agit d’une grande différence!! Au XVIIIe siècle, le peuple ne connaît rien à votre vie et aux misérables traîtres qui vous entourent!! Le peuple réagit à qui parle le plus fort, à qui lui promet la Lune! Il s’en repentira, Sire, je vous le jure! Croyez-moi, à mon époque, bien des honneurs vous sont rendus! Tant de gens ne comprennent plus la Révolution, et nous sommes si affligés aujourd’hui de tout le mal qui vous a été fait! Le peuple de mon siècle est avec moi pour vous demander pardon à vous, Sire, à votre si bonne et charmante épouse Marie-Antoinette, notre Reine (à qui nous rendons toute sa gloire et tout son honneur au XXIe siècle) et à vos enfants. Je ne sais vraiment pas comment le peuple peut se fourvoyer avec des coquins comme Robespierre qui le mènera à la Terreur et fera couler tant de sang!! Je sais que ce sont des événements que vous ne connaîtrez pas, mais vous voyez, comme on le dit souvent, la roue tourne… Et vos bourreaux seront un jour victimes de leur bêtise!! Hélas, le peuple que vous aimez aura bien des souffrances à cause de sa révolte! Quel dommage que vous n’ayez pu vous rendre en hors de France lors de votre fuite à Varennes!! L’Histoire vous aurait épargné! Encore une fois, je me permets de vous dire combien nous regrettons aujourd’hui les agissements du peuple français et comme nous sommes désolés de la tournure malheureuse des événements. Si vous souhaitez m’accorder une de vos précieuses minutes, je vous répondrai avec grand plaisir! Élodie, une fidèle admiratrice de la couronne de France Dialogus m’a appris, il y a peu, Madame, que vous aviez en effet élu un nouveau président et je dois dire que le portrait qu’on m’en a fait m’inquiète fort pour vous. On me parle d’un homme ambitieux, porté à la dissimulation, emporté, irréfléchi et belliqueux, toutes choses qui sont souvent annonciatrices de dangers et de grands malheurs pour un État. Vous me dites que les Français sont instruits, mais s’ils l’étaient, auraient-ils pu porter au pouvoir un homme tel que celui-là? Je préfèrerais fort que vos contemporains ne plaignent point mes malheurs, qui ne leur sont rien, mais s’attachent plutôt à les éviter pour eux-mêmes. Faites donc savoir, je vous prie, à ceux qui sont sensibles à mes peines, qu’ils les adouciront en préservant la France de nouveaux maux. Louis |
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