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Musique |
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| Sire, Je me présente, Marie-Madeleine De Lorraine. Je m'incline devant Votre Majesté et vous invite à prendre connaissance de la requête que j'ai à vous présenter. Accordez-moi quelques instants, je m'efforcerai de respecter au mieux votre précieux temps. Voici que j'ai ouï dire par une rumeur qui court les rues chez le peuple français: vous vous lasseriez de l'affreuse morosité d'un palais trop silencieux à votre goût. Peut-être n'en est-il rien, peut-être est-ce là pure affabulation de quelque gueux prompt à répandre le mensonge dans l'unique but de provoquer d'affreux malentendus comme celui dans lequel je risque de m'aventurer à la minute même où vous prenez connaissance de cette lettre. Si, au contraire, cette nouvelle inquiétante s'avère véridique, permettez-moi de vous offrir mes services de musicienne. Je vous propose de découvrir un système de machineries propre à mon époque (le XXIe siècle) capable de produire le même effet qu'un orchestre mais sans musiciens. Nous appelons ceci un lecteur de CD. Il s'agit d'un petit appareil dont les performances technologiques dépassent l'imagination des meilleurs savants du XVIIIe siècle et permettent de reproduire fidèlement les sons de divers instruments et donc également des plus beaux chefs-d'oeuvres de la musique. Vous pourrez ainsi apprécier le génie de Mozart, Bach et tant d'autres à tout instant, même la nuit si le sommeil vous échappe et que, tout-à-coup, vous prend l'envie d'écouter une sérénade. Je vous laisse méditer cette affaire et me retire, révérencieuse. Marie-Madeleine De Lorraine Bonjour Mademoiselle, Vous évoquez sans doute ce que j'apprécie le plus chez Dialogus: le bonheur de découvrir les innovations scientifiques de votre temps. Au cours de mon règne, je me suis attaché à récompenser tous les grands talents qui ont contribué à la civilisation et au bien-être des peuples. Peut-être connaissez-vous les aérostats, les expériences chimiques de Monsieur de Lavoisier ou les travaux cartographiques de Cassini? Pourriez-vous me dire s'ils ont été de quelque utilité par la suite? L'instrument dont vous me parlez me ravirait sans aucun doute, d'autant plus que les distractions sont rares dans cette prison. Mon éducation ne m'a pas permis de pratiquer la musique, au contraire de mes parents, mais je prends toujours beaucoup de plaisir à entendre des oeuvres de qualité et j'entendrais volontiers «l'Iphigénie en Aulide» du Chevalier Gluck. Pourriez-vous m'en dire plus sur le mécanisme? Comment parvenez-vous à capturer les sons? Je serais ravi, Mademoiselle, que vous continuiez à m'entretenir de ces instruments de votre quotidien qui me sont étrangers. Louis Sire, Me voilà enchantée par votre enthousiasme! Je ne peux que m'empresser d'y répondre avec grand plaisir. Je suis cependant au regret de vous avouer que je n'ai aucune nouvelle de Monsieur de Lavoisier ou encore de Cassini. Je ne puis donc vous informer au sujet de leurs expériences, mais soyez-en sûr, si l'occasion se présente, je m'empresserai de leur poser la question qui vous tient à coeur. À votre service, Majesté! Mais revenons à présent à mon instrument à capturer les sons et à les restituer le plus fidèlement possible. En voici une description très sommaire. Il s'agit d'un boîtier en métal qui contient une multitude de fils électriques. Ah oui, j'oubliais. Connaissez-vous l'électricité? Il me semble que cette formidable invention ne date pas de votre époque. Donc je dois me faire le devoir de vous apprendre la grande nouvelle! Il se trouve que deux jeunes gens nommés les Frères Lumière ont un jour trouvé le moyen de remplacer l'éclairage naturel du feu ou de la lumière du jour par un éclairage artificiel au moyen d'une forme d'énergie que l'on appelle l'électricité. Imaginez-vous pénétrer dans une pièce de votre palais la nuit, presser un simple bouton collé au mur et vous laisser surprendre par l'apparition miraculeuse d'une chaude lumière suspendue au plafond dans des boules de verre que l'on appelle «lampe». Le bouton déclenche une réaction électrique (une sorte d'étincelle) qui se dirige vers la lampe et fait apparaître la lumière. Plus besoin d'allumer d'innombrables bougies pour ne serait-ce que distinguer les contours de vos meubles royaux! C'est donc grâce à cette incroyable découverte que nous avons, par la suite, pu élaborer différents instruments comme celui dont je parlais dans ma première lettre. Justement, continuons donc sa description. Le boîtier central est relié électriquement à deux autres boîtes que l'on appelle des enceintes et par lesquelles les sons deviennent audibles. Pour résumer, nous avons un boîtier qui contient les sons et deux autres qui les émettent, le tout étant mis en marche ou stoppé par des boutons. Et tout ça, grâce à l'ÉLECTRICITÉ! Croyez-moi, vous n'êtes pas au bout de vos surprises car il existe bon nombre d'autres appareils aussi étonnants que celui-ci. D'ailleurs, l'Homme contemporain ne vit plus qu'avec des objets de ce type. C'est à la fois formidable et regrettable car l'Homme n'a pas changé depuis votre temps, il est toujours aussi insatiable et verse incessamment dans les excès. Il en oublie donc les charmes de la nature, mère nourricière dans laquelle nous puisons la source de notre vie. Voyez-vous, la planète n'est plus ce qu'elle était! Une véritable déchetterie par endroits. Mais il me semble que je me suis égarée dans des considérations philosophiques. Cependant, je crois que la matière et l'esprit ne font qu'un et que tous deux se servent mutuellement. Soyons donc sobres avec le monde palpable et il sera aimable avec nous! Qu'en pensez-vous? Sur ces bonnes paroles, je vous souhaite le bonsoir, car il se fait tard à l'heure où «je laisse couler l'encre de ma plume». Marie-Madeleine De Lorraine Votre réponse me donne pleinement satisfaction, Mademoiselle. J'eus le bonheur de bénéficier des connaissances de l'abbé Nollet sur l'électricité mais j'en ignorais les applications. Si je vous comprends bien, l'électricité produit votre éclairage. Il est vrai que les éclairs sont lumineux. Est-ce donc que vous parvenez à reproduire des éclairs de moindre importance dans les boules de verre dont vous me parlez? Quant à l'instrument, c'est donc la force de l'électricité qui permet son fonctionnement. Je serais curieux de savoir comment vous produisez cette électricité, si vous en faites un usage si large, il en faut une quantité considérable. Vous devez en avoir acquis une parfaite maîtrise. Peut-être les boutons que vous mentionnez dissimulent-ils un dispositif de frottement? Vraiment, vous m'intriguez. Enfin, j'approuve votre sagesse qui doit faire la joie de vos proches. Louis Altesse! C'est trop d'honneur! Je suis très flattée par les multiples compliments que vous me faites. J'aimerais beaucoup vous offrir d'avantage d'explications plus précises au sujet du fonctionnement de l'électricité, mais je crois qu'il me faudrait alors me lancer dans un discours bien trop scientifique pour la musicienne que je suis. Cela dit, je suis en mesure de confirmer que les boutons dont je vous ai parlés fonctionnent effectivement par système de frottement. Quelle imagination vous avez! Il me semble que nous sommes parvenus à un stade de nos échanges où il serait préférable de nous rencontrer pour que je puisse vous faire quelque démonstration concrète de nos actuels appareils électriques. Qu'en pensez-vous? Si cela est possible, je me ferai une joie de vous faire découvrir les dernières nouveautés les plus perfectionnées! Outre ce sujet passionnant, comment se porte le roi ces temps-ci? On dit que la grippe sillonne les rues du royaume... Marie-Madeleine de Lorraine Je vous rencontrerais avec plaisir, mademoiselle, mais hélas, le temps et les événements jouent contre nous et je devrai me contenter de la satisfaction de vous connaître par Dialogus. Je me porte bien, je vous remercie. Je fus souffrant il y a peu puis ma famille ensuite, mais nous sommes désormais remis et mon inquiétude se porte sur la blessure à la jambe de ma fille. Mais vous me dites que vous êtes musicienne. De quel instrument jouez-vous et quels sont les compositeurs que vous affectionnez? Auriez-vous la bonté de tenter de me traduire en sentiments la musique de votre siècle? Sans doute s'agit-il d'un exercice difficile, je le conçois, mais je ne doute pas que vous y excellerez puisque ce sujet fait votre joie. Soyez assurée de mon estime, Mademoiselle. Louis Quel dommage que nous ne puissions nous rencontrer en d'autres lieux qu'en ces pages magiques! Mais puisque nous y sommes contraints, mettons à profit ce moyen de communication qui me surprendra toujours par son efficacité et ses performances. Vous manifestez une curiosité pour la musique de mon temps et vous faites bien de souligner la difficulté de la tâche qui m'attend, car il me sera périlleux de vous en faire un exposé complet. D'autre part, il n'est pas dans mes usages de pratiquer les exercices d'analyse auxquels sont habitués les musicologues. Ma fonction consiste à pratiquer l'art du piano et du chant, non de rédiger des dissertations à son sujet. Cependant, comme vous l'avez fort bien deviné, la musique fait ma joie et il me semble que je puis vous parler en sentiments selon votre souhait, mieux qu'en termes musicologiques. Avant de parler des musiciens de mon siècle, j'aimerais vous faire découvrir le génie de ceux que ni vous ni moi n'avons connu, puisqu'ils naquirent après votre règne et disparurent bien avant ma naissance. Commençons par Beethoven, un homme extraordinaire aux idées musicales infiniment riches qui marquent une période charnière dans l'histoire de la musique. Ludwig Van Beethoven marque à sa manière le passage du classicisme à ce que nous nommons la période romantique. Il a su conserver le patrimoine hérité du grand Mozart tout en apportant de nouveaux horizons par des effets de surprise, des contrastes de nuances époustouflants, une puissance orchestrale qui n'a fait que s'accroître au fil des siècles suivants... La profondeur de sa musique, la tourmente qui se dégage de certaines de ses oeuvres, la puissance de son caractère emporté, furieux et pourtant si tendre dans le fond... scintillent de mille feux dans mon coeur tout comme les ballades, scherzos, études, nocturnes et polonaises d'un dénommé Frédéric Chopin, un des plus grands génies du romantisme. Né d'une mère polonaise et d'un père lorrain (de la ville de Nancy), cet étonnant pianiste virtuose consacra presque toute son oeuvre à la composition pour le piano. Avec les sonates de Beethoven, il ne me semble pas déplacé de considérer ses études comme la bible du pianiste. Si vous pouviez vous promener dans les plus grands conservatoires de mon époque, il est certain que vous y entendriez au moins l'une d'elles jouées par des élèves assoiffés de perfection. Si vous pouviez entendre ses concertos pour piano! Le premier est mon favori, il me fait frissonner, vibrer comme les cordes d'un violon! Certains passages sont de vrais délires musicaux. Il lui arrivait lui-même de composer en plein délire. Sa célèbre compagne de 8 années de sa vie et admirable écrivain George Sand (ne vous offensez pas de ce pseudonyme masculin) pourrait en témoigner. Elle le surprit un jour au piano, alors qu'elle franchissait le pas de la porte d'entrée, dans un délire épouvantable. Chopin nous entraîne dans une cascade de notes et d'harmonies vertigineuses, nous plonge dans un gouffre pour nous propulser aussitôt au-delà des nuages. Avec sa musique, c'est l'infini qui vous pénètre de sa grandeur! Un troisième nom s'impose au terme de ce discours sur Chopin: Sergei Rachmaninov. Un homme impressionnant, de grandes oreilles, des mains de géant, le regard franc, ce pianiste compositeur savait ce qu'il voulait. Sa musique se définit par une puissance et une virtuosité phénoménales. Je me demande par quel mot je pourrais la décrire, quel sentiment, quelle comparaison... j'entends tout à coup en moi cet adjectif: «épicé». Oui, je crois bien que c'est une musique pleine d'épices issues de diverses contrées d'Orient, d'Europe de l'Est... Peut-être pouvons-nous aussi y goûter la force du caractère russe, ses alcools brûlants, le froid glacial de ses hivers, mais aussi le raffinement et la noblesse d'un coeur passionné, assurément sensible aux déchirements qui torturent l'humanité depuis l'aube des temps. Pire qu'une simple mélancolie, certaines oeuvres me plongent dans une angoisse bouleversante. Pas plus tard qu'il y a quelques jours, je jouais son Élégie opus 3 numéro 1 et je fus prise d'un sentiment si fort que tout mon être se mit à trembler d'effroi. C'est dire à quel point cette musique regorge de toutes les saveurs de la vie, des plus douces aux plus âcres. J'en arrive à présent à la musique de mon siècle. Le monde a évolué si vite depuis le XXème siècle, que son expression artistique s'est aventurée comme lui dans une débauche de sons nouveaux, surprenants, séduisants ou répugnants ainsi que dans des principes de composition tout aussi variés et révolutionnaires. Les gens ont aujourd'hui accès à une liberté d'expression absolument inimaginable à votre époque, Sir. Les femmes ont le droit de vote, la plupart privilégient une carrière professionnelle si bien que certains hommes se mettent à assurer les tâches ménagères et l'éducation des enfants. Pardonnez-moi si je vous choque par la brutalité de cette révélation. En d'autres termes, c'est le monde à l'envers! Mais sachez que mon expérience dans ce monde qui doit vous sembler étrange et fou m'apprend qu'il est parfois préférable d'ouvrir son esprit à des idées qui marchent à l'envers, plutôt que de suivre un ordre établi dans un pot pourri de préjugés humains qui se veulent sages et justes. Il m'a semblé nécessaire de vous parler de ces réalités sociales avant de parler de la musique contemporaine. Les recherches sonores actuelles portent souvent sur des sons de notre quotidien. Je prends un exemple très simple: le grincement d'une porte. Avec un peu d'habileté, il est possible de reproduire ce son banal avec un violoncelle par exemple. On peut s'amuser à transposer la hauteur de ce son en utilisant un violon pour finalement en faire un concert. La notion de tonalité a été délaissée au profit d'une recherche sonore basée sur des effets plus que sur un ordre harmonique. Pour certains, il s'agit là d'une anarchie, d'une insulte même à la musique. En ce qui me concerne, j'aime de plus en plus me laisser surprendre par la nouveauté, en évitant de la juger bonne ou mauvaise, mais en essayant tout simplement de constater les effets qu'elle produit sur moi. D'autre part, l'homme moderne est également parvenu à inventer des sons «irréels» grâce à des appareils électroniques (qui fonctionnent à l'électricité). Cette musique est très intéressante et peut même être plaisante. Dans certains cas, elle est capable de reconstituer une ambiance inaccessible dans la réalité, comme un voyage sous-marin ou spatial par exemple. L'imaginaire se développe alors à l'infini et le monde s'ouvre sur des réalités insoupçonnées jusqu'alors, faisant ainsi progresser la science et l'art... en d'autres termes, l'Homme lui-même. Croyez-moi, je ne suis guère satisfaite de mon discours sur la musique de mon époque car j'aurais maintes choses à ajouter tant il est vaste. Peut-être poursuivrai-je ce sujet dans une prochaine lettre. Je pense qu'il était préférable de vous parler au préalable de mon amour pour la musique romantique sans laquelle bon nombre de joyaux contemporains n'existeraient pas. Je me retire pour cette fois et m'incline devant sa Majesté. Marie-Madeleine de Lorraine Mademoiselle, Vous avez parfaitement répondu à mon attente et, grâce à vous, il me semble avoir entendu cette musique. Je vous remercie beaucoup de l'agréable moment que vous m'avez fait passer. Vous avez piqué ma curiosité à propos de cette George Sand. Pouvait-il s'agir d'un autre chevalier d'Éon? Les services de Dialogus ont eu la bonté de m'en dire un peu plus et j'ai ainsi pu déterminer que nous étions apparentés par mes ancêtres saxons. J'ai pensé que cette curiosité pourrait vous intéresser. Je ne désapprouve pas ce que vous m'apprenez sur les femmes de votre époque. J'ai maintes fois pu vérifier que les femmes pouvaient être d'excellents chefs de famille. Au reste, j'ai toujours pris un grand plaisir à m'occuper de mes enfants et je ne crois pas qu'il y ait là un quelconque déshonneur pour un homme. Je serais bien heureux d'avoir aujourd'hui mes enfants auprès de moi au lieu d'en être séparé. Louis Cher Louis, Je suis fort aise d'apprendre quel plaisir vous avez pris à lire ma dernière lettre, car là se trouve justement le sens de la musique. Mais permettez-moi d'évoquer un autre sujet à présent qui, vous le verrez, n'est pas sans lien avec le précédent. Il me semble que vous m'êtes devenu plus familier tout à coup. La différence de nos époques respectives me paraît désormais simple bagatelle depuis que j'ai senti dans vos paroles les sentiments de l'homme que vous êtes. La paternité semble tenir une place importante dans votre vie. Quelle joie de constater qu'un roi est aussi et avant tout un homme! Justement, ce même homme aurait des liens de parenté avec la célèbre George Sand me dites-vous! J'en suis fort étonnée et j'accepte volontiers de développer le sujet. Je ne demande pas mieux que d'apprendre par quelles unions a pu s'opérer une telle coïncidence. J'en arrive à me dire que le monde est décidément bien minuscule, comme si l'humanité ne formait qu'un seul corps où chacun représente un membre. Je constate chaque jour davantage combien les vies sont liées, même celles dont on ignore jusqu'à l'existence. Rendez-vous compte! Notre grand maître du piano Frédéric Chopin (qui fut aussi l'amant de George Sand) n'aurait pas accompli un destin aussi prodigieux si le vénérable Mozart n'avait pas composé d'aussi grandes oeuvres. De même, cette merveilleuse dame écrivain qu'est George Sand n'aurait pas vu le jour si vos ancêtres saxons n'étaient pas nés. Ainsi, j'en déduis que quelle que soit la nature de nos relations, nos vies sont toutes liées, de près ou de loin, consciemment ou inconsciemment. Qu'en dites-vous? Si vous le souhaitez, je vous conterai quelque anecdote au sujet de cette George Sand, qui, je vous l'assure, est une forte personnalité, absolument fascinante et non sans influence dans le monde de la musique! Avec toute ma sympathie, Marie-Madeleine De Lorraine Bonjour Mademoiselle, Il semblerait que George Sand ait eu pour aïeux l'électeur de Saxe et Aurore de Koenigsmark, ce même électeur de Saxe n'était autre que mon arrière-grand-père. Au reste, je vous approuve tout à fait lorsque vous dites que nous sommes tous liés de près ou de loin, nous sommes pour le moins tous frères, tel que Dieu l'a voulu. Je vous lirai avec plaisir sur George Sand, Mademoiselle. Louis |
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