Malédiction...
       
       
         
         

dames.guy@wanadoo.fr

      Sire,

MAUDITS, vous serez maudits jusqu'à la 13ième génération. Vous arrivait-il de penser aux dernières paroles des TEMPLIERS, alors qu'ils étaient sur le bûcher. Vous qui justement êtes la 13ième génération. Si c'est le cas, quelles étaient vos réactions? Balayer cela d'un revers de la main, ou bien était-ce une source d'angoisse?

Je pense que vous n'avez pas été un «mauvais roi». Peut-être un peu trop éloigné des préoccupations du peuple, dont vous aviez la charge, n'avez-vous pas l'impression d'avoir «payé» pour les méfaits de vos prédécesseurs?

J'espère que mes questions ne vous feront point tourner la tête (ho, pardon j'avais oublié).

Sire, je vous salue bien bas, vous avez su rester digne durant votre procès face à vos «juges». Vous avez toute mon admiration.

RÉGINE, une fille du peuple...

 

       
         

Louis XVI

      Mademoiselle,

J'avoue que les affaires de l'État ne m'ont guère laissé le temps de réfléchir aux malédictions des Templiers mais, y aurais-je pensé que cela ne m'aurait certainement pas affecté. Il me semble en effet que les malédictions ne pèsent rien à côté du choix que Dieu a fait en me désignant comme Roi de France. De même je ne saurais me plaindre des maux dont je souffre, ayant toujours agi selon ma conscience, je puis les affronter sereinement si telle est sa volonté.

Je ne crois pas avoir été, comme vous l'affirmez, «éloigné des préoccupations du peuple». N'ai-je pas souhaité que mon Peuple s'exprimât par les cahiers de doléances? Le bonheur de mon Peuple est la première de mes préoccupations car mon propre bonheur ne peut provenir que du sien. C'est pourquoi aujourd'hui encore je m'en inquiète et je souhaite que les Français puissent vivre en paix, sous quelque régime que ce soit.

Quant à mes prédécesseurs, ce n'est pas à moi qu'il revient de les juger. Pendant mon règne, j'ai parfois pris des dispositions contraires à celles des précédents rois parce que cela me semblait juste et que c'est alors à moi qu'il incombait de décider. Cependant, je ne me suis jamais ouvertement opposé aux dispositions prises par le feu-Roi, mon grand-père; étant Dauphin je n'étais que le premier de ses sujets et lui devais obéissance.

Votre message, Mademoiselle, me touche sincèrement, il me confirme que les Français ne se sont pas tous laissés tromper sur mes intentions. Qu'ils sachent que mes voeux les accompagnent et que je prie pour la fin de leurs malheurs.

Louis