Le clergé et vos décisions
       
       
         
         

Claude.Schertzer@wanadoo.fr

      Bonjour,

J'aimerais comprendre pourquoi le clergé avait une telle influence sur vos décision? Quand La Fontaine a écrit ses fables ne vous êtes-vous jamais posé de question sur sa morale qui disait «la raison du plus fort est toujours la meilleure»? Et je me permets de vous dire que si vous aviez écouté nos philosophes tels que Voltaire ou Diderot votre cote de popularité aurait été nettement meilleure.

Mes salutations,

Géraldine

 

       
         

Louis XVI

      Mademoiselle,

J'ai longuement réfléchi à votre question mais ne suis pas certain de saisir les faits auxquels elle se rapportait, j'apprécierais donc que vous m'éclairiez sur ce point.

Au reste, je puis tenter de vous exprimer mon sentiment quant à la constitution civile du Clergé qui est sûrement l'affaire relative au Clergé qui m'a le plus affecté. On m'a alors tenu rigueur de ce que je n'y souscrivais pas immédiatement quand je me devais avant toute chose de consulter le Clergé sur une affaire qui l'intéressait en premier lieu. Lorsque je les interrogeai, les évêques de l'Assemblée consentirent aux décrets à la condition que le Saint-Père y donnât lui-aussi son accord. Cette confirmation s'étant trop fait attendre et, pressé de me prononcer par l'Assemblée, je me trouvai dans l'obligation de suivre la décision des évêques seuls et d'accepter les décrets. Ce n'est qu'après mon acceptation que le rejet des décrets par le Saint-Père me parvint. J'avais espéré éviter un schisme et ce malheureux contretemps devait désormais diviser le Clergé tout en me plaçant dans une situation des plus délicates. J'ai toujours regardé l'acceptation des évêques comme forcée et je ressens encore profondément la douleur d'avoir mis mon nom à des actes qui peuvent être contraires à la discipline et à la croyance de l'Eglise Catholique. Je prie Dieu de m'en pardonner.

Louis