Aurel
écrit à

   


Louis XVI

     
   

La vie des campagnes

    Sire,

Je me décide enfin à vous écrire, en espérant ne pas vous importuner. Vous ne me connaissez pas, mais j'ai une grande admiration pour vous. On dit que vous êtes un roi faible, mais je connais l'amour que vous portez à votre peuple. Si je vous écris, c'est pour vous parler de la vie que nous, paysans, subissons chaque jour. Savez-vous que, après avoir payé les impôts, il ne nous reste presque plus rien et, si les récoltes ont été mauvaises, qu'il ne nous reste plus que des glands et de l'herbe à mettre dans nos assiettes? Chaque jour, je vois partir de nombreuses familles totalement démunies pour la ville, espérant y trouver mieux. Mais qu'advient-il d'elles? Ne serait-il pas plus juste que les privilégiés paient un impôt au royaume, ce qui permettrait peut-être de remplir un peu les caisses royales?

J'espère que vous arriverez un jour à mieux répartir l'argent du royaume.

En vous saluant, un dévoué serviteur,

Aurel

Voilà encore une de ces étranges missives qui me viennent d'une période depuis longtemps révolue.

Louis