La faiblesse du roi
       
       
         
         

mich.fau@wanadoo.fr

      Sire,

Vous avez voulu le bien de votre peuple qui criait famine, pourquoi n'avez-vous pas pris des décisions en vendant quelques bijoux ou autres biens, je pense que vous avez été manipulé, car vous étiez faible, saviez-vous que sa majesté la reine communiquait avec l'Autriche sur ce qui se passait en France. Si le royalisme revenait à notre époque qui serait éventuellement roi?

Avec tout mon respect,

Michele

 

       
         

Louis XVI

      Madame,

Je crois avoir toujours veillé, lorsqu'il s'est trouvé que le blé manquât en France après une mauvaise récolte, à en faire venir de l'étranger.

Je ne savais rien des communications de la Reine avec l'Autriche et si, comme je le redoute, elles visaient à convaincre ses parents d'opter pour le parti de la force. Si cela est vrai, je suis bien peiné d'apprendre qu'elle s'est laissée persuader dans ce sens de même que mes frères quand, contrairement à eux, elle pouvait constater que l'esprit de la nation était généralement favorable à la Constitution et éprouver toute l'impossibilité qu'il y aurait eu à gouverner un grand royaume contre un esprit dominant.

Cependant, mon coeur ne peut pas se décider à lui en faire reproche; les maux dont elle souffre depuis longtemps avec moi ont pu l'égarer.

Enfin, je sais que les Rois se sont toujours fait honneur de regagner par la force ce qu'on voulait leur arracher, que de craindre alors les malheurs de la guerre s'appelle faiblesse. Mais j'avoue que ces reproches m'affectent moins que les malheurs du peuple, et mon coeur se soulève en pensant aux horreurs dont je serais la cause.

Louis