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Olivier |
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Indépendance et parlements |
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| Sire, Bien qu'étant un bon chrétien, je n'en demeure pas moins un fier républicain, soucieux de l'intérêt du pays. Sachez, avant tout, que, si je ne partage pas votre point de vue sur la monarchie de droit divin, je respecte profondément votre statut d'ancien chef de l'État. C'est pourquoi, j'aimerais que vous répondiez à deux questions sur l'administration du Royaume. La première concerne la campagne américaine. Ayant mobilisé un corps expéditionnaire en Amérique, il aurait été tout à fait possible d'unir nos forces à celles des Américains. Je veux dire que la Nouvelle-France n'étant pas loin des colonies anglaises, un échange de bons procédés aurait été envisageable; nos alliés américains nous fournissant les effectifs nécessaires pour reprendre nos positions là où, disait-on, l'Anglais n'était pas populaire. Cela nous aurait assuré à nouveau le commerce des fourrures et rempli les caisses de la Couronne. Aviez-vous songé à cette piste? Mon autre question concerne l'ordre intérieur. Vous savez que les parlementaires sapaient votre autorité. Cette noblesse de robe contestait sans cesse vos ordonnances par diverses remontrances. Je parle particulièrement du Parlement de Paris, qui se prétendait l'incarnation de la nation, menaçant votre autorité. La séance de flagellation de votre aïeul et la réforme de Maupeou avaient réduit les parlementaires au silence. Ma seconde question est donc la suivante: pourquoi diable avoir rétabli leurs privilèges? Ma seule consolation est que ces féodaux croyaient pouvoir contrôler le peuple et la Révolution. Ils doivent s'en mordre les doigts à présent (s'ils le peuvent encore, hé, hé!). Je vous serais profondément reconnaissant, Sire, si vous preniez le temps de répondre à mes interrogations. En attendant votre réponse avec impatience, je vous souhaite une journée aussi bonne que possible et une amélioration de vos conditions de détention pendant les quelques mois à venir. Vos compatriotes m’ont en effet souvent entretenu de cette possibilité, Monsieur. Aussi, je me contenterai de répéter que j’ai toujours refusé l’idée d’une guerre de conquête. Au reste, il était déjà bien assez difficile de se concilier l’aide de notre allié espagnol pour vouloir en chercher d’autres plus lointains. Je me suis déjà expliqué également sur cette affaire des Parlements. J’ajouterai simplement que j’étais alors bien jeune. Louis |
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