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Loiz |
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Avez-vous connu une dépression? |
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| Sire, De votre avènement au trône de France en mai 1774 jusqu'aux environs du début de l'année 1787, vous avez assumé vos fonctions de roi de France et les charges que de telles fonctions représentaient: en 1786, vous faisiez face à l'acquittement du cardinal de Rohan par le Parlement de Paris (un véritable camouflet!) et vous accomplissiez votre voyage triomphal à Cherbourg durant lequel vous constatiez votre popularité réelle. Que vous est-il arrivé à partir de l'année suivante? On vous décrit absent et de moins en moins intéressé par les réunions de vos Conseils de gouvernement; certains ministres vous ont même vu vous y assoupir! Vous êtes-vous senti moralement dépassé par la crise financière et politique des années 1787 et 1788? Peut-être l'état de santé du premier dauphin qui allait en empirant vous a-t-il préoccupé? D'autres raisons familiales ou conjugales vous ont-elles détourné de votre lourde tâche de monarque? Dans votre situation actuelle, vous arrive-t-il de vous demander: "mais bon sang, à quel moment ai-je laissé la situation m'échapper?" Vous attendez-vous à une décision clémente de la Convention qui doit statuer sur votre sort prochainement? Vous êtes un roi éminemment respectable, même pour un roturier qui n'apprécie pas forcément la noblesse, les privilèges et la royauté, et je ne peux que regretter vos malheurs actuels. Je vous prie d'être assuré de ma sympathie indéfectible; Vote loyal sujet, Loiz Monsieur, Vous soulignez avec justesse que les événements se sont précipités à partir de l'année 1787. Mon inquiétude ne pouvait que paraître légitime, cependant elle ne saurait égaler les absences que vous évoquez. Dans ces périodes troublées, chacun entend exposer son avis et prétend détenir la clef. Il faut alors savoir se tenir en retrait sans pour autant négliger les conseils. Qui, aujourd'hui, en pleine guerre civile, ne se sentirait pas dépassé par les événements? Aussi, je ne m'attends à aucune clémence de la part de la Convention. En m'imputant le sang versé et la guerre, en me condamnant, ils croiront apaiser les tensions. Dieu puisse-t-Il leur donner raison. Louis |
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